Véronique Aubouy : penser Internet comme un nouvel espace à conquérir pour les arts vivants


WEB 2.0

Baiser virtuel et mondial à Marcel Proust

LITTERATURE.

«A la Recherche du temps perdu» sur Internet, c’est le pari lancé par la passionnée Véronique Aubouy.

Portrait (à lire sur le site du Temps).

“…
La Recherche a également changé la vie professionnelle de la réalisatrice, en modifiant fondamentalement, dit-elle, sa manière de filmer.

«Chez Proust, les personnages ne sont construits que dans leur rapport au temps. Dans mon travail de cinéaste, j’ai compris que je pouvais prendre de grandes libertés. Avant, mes films étaient terriblement linéaires, les personnages subissaient le rythme du film. Maintenant, ils impriment leur propre cadence.» “

“Le Baiser de la Matrice est le premier-né d’x-réseau.fr, qui entend «inviter les créateurs d’aujourd’hui à penser Internet comme un nouvel espace à conquérir pour les arts vivants». «Le texte de Proust est universel, comme un miroir tendu aux autres. Le résultat sera un état des lieux de notre époque.»”

Le site de Véronique Aubouy.

L’article complet à lire dans le Temps: Le Temps - culture

Texte complet de la Recherche du temps perdu

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PROUST Albertine Disparue - Le chagrin et l’oubli — The Sweet Cheat Gone - Grief and Oblivion


Personnage peu connu du grand public parce qu’apparaissant tard dans l’oeuvre (et pas dans la partie la plus lue : Du Côté de chez Swann), Albertine reste le nom le plus cité par Proust :

Albertine 2386 occurrences
Guermantes 1761
Swann 1654
mère 1395 + maman 215
Charlus 1291
Verdurin 1151
Gilberte 705
Odette 701
Morel 511
Bloch 487
Andrée 390
Bergotte 304

ALBERTINE joue le plus grand rôle…

Le premier chapitre d’Albertine disparue, tome sixième et avant-dernier de A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU décrit le chagrin et l’oubli du narrateur, après le départ puis la mort de la fugitive, l’être de fuite…

1294 Le chagrin et l’oubli Mademoiselle Albertine est partie! Comme la souffrance va plus loin en psychologie

1295 Le plus pressé était de lire la lettre d’Albertine

1296 Tout cela ne signifie rien, me dis-je, c’est même meilleur que je ne pensais

1297 Ce malheur était le plus grand de toute ma vie

1298 En me promettant à moi-même qu’Albertine serait ici ce soir

1299 La souffrance, prolongement d’un choc moral imposé, aspire à changer de forme

1300 L’esprit dans lequel Albertine était partie

1301 Quant aux moyens de ramener Albertine

1302 On se souvient que quand je résolus de vivre avec Albertine et même de l’épouser

1303 Saint-Loup que je savais à Paris avait été mandé par moi

1304 Tu es sûr, me dit Robert, que je peux offrir comme cela à cette femme

1305 Quand il put y avoir un télégramme de Saint-Loup

1306 Bientôt, le silence de Saint-Loup se prolongeant, une anxiété

1307 Puisque Manon revenait à Des Grieux

1308 J’écrivis à Albertine

1309 Sans doute, de même que j’avais dit autrefois à Albertine : Je ne vous aime pas

1310 Le résultat de cette lettre me paraissant certain, je regrettai de l’avoir envoyée

1311 Le temps passe, et peu à peu tout ce qu’on disait par mensonge devient vrai

1312 J’ai dit que l’oubli commençait à faire son œuvre

1313 En faisant la chambre d’Albertine, Françoise, curieuse

1314 Du reste si, du matin au soir, je ne cessais de souffrir du départ d’Albertine

1315 Pourquoi eussé-je cru qu’Albertine n’aimait pas les femmes ?

1316 Mon ami, merci de toutes les bonnes choses

1317 La lettre d’Albertine n’avançait en rien les choses

1318 Et cependant, comme j’aurais menti maintenant si je lui avais écrit

1319 Je laissai toute fierté vis-à-vis d’Albertine, je lui envoyai un télégramme

1320 Pour que la mort d’Albertine

1321 Alors ma vie fut entièrement changée

1322 Je demandai l’heure à Françoise

1323 Que le jour est lent à mourir par ces soirs démesurés de l’été

1324 Bientôt les bruits de la rue allaient commencer

1325 Sans doute ces nuits si courtes durent peu

1326 De sorte que ces quelques années n’imposaient pas seulement au souvenir d’Albertine

1327 Comment m’avait-elle paru morte

1328 Si j’avais peine à penser qu’Albertine, si vivante en moi

1329 Les changements de l’atmosphère

1330 Tout d’un coup c’était un souvenir que je n’avais pas revu depuis bien longtemps

1331 Parfois je me heurtais dans les rues obscures du sommeil

1332 Sans doute, puisque j’avais des doutes sur la vie, sur la mort d’Albertine

1333 Ce qui remplissait mon cœur maintenant était, au lieu de haineux soupçons

1334 Cette chambre où nous dînions ne m’avait jamais paru jolie

1335 Un matin je crus voir la forme oblongue d’une colline

1336 D’ailleurs notre tort n’est pas de priser l’intelligence, la gentillesse d’une femme

1337 Tous ces instants si doux que rien ne me rendrait jamais

1338 Et, à vrai dire, je ne l’avais jamais possédé

1339 Comme elle accourait vite me voir, à Balbec

1340 Et pourtant ces douloureuses, ces inéluctables vérités

1341 Du moins j’étais heureux qu’avant de mourir elle m’eût écrit cette lettre

1342 Pourquoi ne m’avait-elle pas dit : J’ai ces goûts

1343 Mes curiosités jalouses de ce qu’avait pu faire Albertine

1344 Si elle avait pu savoir ce qui allait arriver, elle serait restée

1345 Je n’avais pas encore reçu de nouvelles d’Aimé

1346 Albertine avait beau n’exister dans ma mémoire

1347 Monsieur voudra bien me pardonner

1348 Pour comprendre à quelle profondeur ces mots entraient en moi

1349 Enfin je voyais devant moi, dans cette arrivée d’Albertine à la douche

1350 Sans doute c’est parce que dans cette arrivée silencieuse et délibérée d’Albertine

1351 Je me voyais perdu dans la vie comme sur une plage illimitée où j’étais seul

1352 Les instants que j’avais vécus auprès de cette Albertine-là

1353 Maintenant Albertine, lâchée de nouveau, avait repris son vol

1354 D’autres fois mon chagrin prenait tant de formes

1355 Il y a, dans certaines affections, des accidents secondaires que le malade

1356 Si encore ce retrait en moi des différents souvenirs d’Albertine

1357 D’ailleurs ces reprises de mon amour pour Albertine morte

1358 D’ailleurs un mot n’avait même pas besoin, comme Chaumont

1359 Toute la journée, je continuais à causer avec Albertine

1360 J’essayais parfois de prendre les journaux

1361 Sans doute, un fait comme celui des Buttes-Chaumont

1362 Pour la première fois elle me semblait belle

1363 Du vivant d’Albertine, je n’eusse pas osé demander à Andrée des confidences

1364 Les romanciers prétendent souvent, dans une introduction, qu’en voyageant dans un pays

1365 Associées maintenant au souvenir de mon amour, les particularités physiques

1366 Je ramenais avec moi les filles qui m’eussent le moins plu, je lissais des bandeaux à la vierge

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***
***********

Marcel Proust

“Remembrance of Things Past” (In Search of Lost Time),

translated by C. K. Scott Moncrieff (1889-1930)

The Sweet Cheat Gone CHAPTER ONE : GRIEF AND OBLIVION

1294 Mademoiselle Albertine has gone!

1295 The first thing to be done was to read Albertine’s letter

1296 All this means nothing

1297 This calamity was the greatest that I had experienced in my

1298 When I vowed to myself that Albertine would be back

1299 Suffering, the prolongation of a spiritual shock

1300 The spirit in which Albertine had left me

1301 As for the means of bringing Albertine back

1302 The reader may remember that when I decided to live with

1303 Knowing that Saint-Loup was in Paris I had sent for him

1304 You are sure,” Robert asked me

1305 When it was possible that a telegram might have come

1306 Presently, as Saint-Loup remained silent

1307 Since Manon returned to Des Grieux

1308 I wrote to Albertine

1309 No doubt, just as I had said in the past to Albertine

1310 As this letter seemed to me to be certain of its effect

1311 Time passes, and gradually everything that we have said

1312 I have said that oblivion was beginning to perform

1313 While she was doing Albertine’s room

1314 If, however, morning, noon and night

1315 Why should I have supposed that Albertine did not care for

1316 My dear, thank you for all the nice things

1317 Albertine’s letter did not help matters in any way

1318 And at the same time

1319 I forsook all pride with regard to Albertine

1320 For the death of Albertine

1321 So, then, my life was entirely altered

1322 I asked Françoise the time

1323 How slow the day is in dying on these interminable summer

1324 Presently the sounds from the streets would begin

1325 No doubt these nights that are so short continue

1326 With the result that these several years

1327 How could she have seemed dead to me

1328 If I had found it difficult to imagine that Albertine

1329 Atmospheric changes, provoking other changes

1330 All of a sudden it was an impression

1331 Sometimes I came in collision

1332 Of course, since I entertained doubts

1333 What filled my heart now was

1334 This room in which we used to dine

1335 One morning I thought that I could see

1336 Furthermore, our mistake is our failure to value

1337 All these so pleasant moments

1338 And, to tell the truth, when I had ever possessed it

1339 How she used to hasten to see me at Balbec

1340 And yet those painful, those ineluctable truths

1341 At any rate I was glad that, before she died

1342 Why had she not said to me: I have those tastes

1343 My jealous curiosity as to what Albertine

1344 If she could have known what was about to happen

1345 I had not yet received any news from Aimé

1346 Albertine might indeed exist in my memory

1347 Monsieur will kindly forgive me for not having written

1348 To understand how deeply these words penetrated my being

Albertine question d’essence

1349 At last I saw before my eyes, in that arrival of Albertine

1350 No doubt it was because in that silent

1351 I saw myself astray in life

1352 The moments which I had spent with this Albertine

1353 And now Albertine, liberated once more

1354 At other times my grief assumed so many forms

1355 There are in certain affections secondary accidents

1356 If, again, this withdrawal of my different impressions

1357 Moreover these revivals of my love for Albertine

1358 Moreover a word did not even need to be connected

1359 All day long, I continued to converse with Albertine

1360 I tried at times to take an interest in the newspapers

1361 No doubt an incident such as this of the Buttes-Chaumont

1362 For the first time she seemed to me beautiful

1363 While Albertine was alive

1364 Novelists sometimes pretend in an introduction

1365 Associated now with the memory of my love, Albertine’s

1366 I took home with me the girls who had appealed

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SWANN IN LOVE - UN AMOUR DE SWANN translated by C. K. Scott Moncrieff - MARCEL PROUST


MARCEL PROUST : UN AMOUR DE SWANN - SWANN IN LOVE

Edition originale française et traduction anglaise de C. K. Scott Moncrieff suivant le texte français en commentaire:

0049 Pour faire partie du «petit noyau», du «petit groupe», du «petit clan» des Verdurin

0050 Certes le «petit noyau» n’avait aucun rapport avec la société où fréquentait Swann

0051 Quelquefois tel couple ami de mes grands-parents et qui jusque-là s’était plaint de ne jamais voir Swann

0052 Mais tandis que chacune de ces liaisons, ou chacun de ces flirts

0053 Odette de Crécy retourna voir Swann

0054 Mon grand-père avait précisément connu, ce qu’on n’aurait pu dire d’aucun de leurs amis actuels, la famille de ces Verdurin

0055 En disant aux Verdurin que Swann était très «smart», Odette leur avait fait craindre un «ennuyeux»

0056 Cependant, M. Verdurin, après avoir demandé à Swann la permission d’allumer sa pipe

0057 Or quand le pianiste eut joué, Swann fut plus aimable encore avec lui

0058 Vous savez que votre ami nous plaît beaucoup, dit Mme Verdurin à Odette

0059 Mais Swann se disait que s’il montrait à Odette

0060 Mais il n’entrait jamais chez elle. Deux fois seulement

0061 Une seconde visite qu’il lui fit eut plus d’importance peut-être

0062 Et cependant ce n’était pas seulement la lassitude d’Odette qu’il s’ingéniait à prévenir

0063 Mais une fois qu’ayant songé avec maussaderie à cet inévitable retour ensemble

0064 De tous les modes de production de l’amour, de tous les agents de dissémination du mal sacré

0065 Maintenant, tous les soirs, quand il l’avait ramenée chez elle, il fallait qu’il entrât

0066 Il n’allait chez elle que le soir, et il ne savait rien de l’emploi de son temps pendant le jour

0067 Sauf en lui demandant la petite phrase de Vinteuil au lieu de la Valse des Roses

0068 Sentant que souvent il ne pouvait pas réaliser ce qu’elle rêvait, il cherchait du moins à ce qu’elle se plût avec lui

0069 Comme tout ce qui environnait Odette et n’était en quelque sorte que le mode selon lequel il pouvait la voir

0070 Il aurait pourtant pu se dire qu’il y avait des anciens amis de ses parents aussi simples que les Verdurin

0071 Swann ignorait encore la disgrâce dont il était menacé chez les Verdurin

0072 Un jour que des réflexions de ce genre le ramenaient encore au souvenir du temps

0073 Le soir, quand il ne restait pas chez lui à attendre l’heure de retrouver Odette chez les Verdurin

0074 Un soir où Swann avait accepté de dîner avec les Verdurin

0075 Un jour que Swann était sorti au milieu de l’après-midi

0076 Quand il voulut dire adieu à Odette pour rentrer

0077 Un mois après le jour où il avait lu la lettre adressée par Odette à Forcheville

0078 En somme la vie qu’on menait chez les Verdurin

0079 Alors ce salon qui avait réuni Swann et Odette devint un obstacle à leurs rendez-vous

0080 D’autres fois il lui disait que ce qui plus que tout ferait qu’il cesserait de l’aimer

0081 Bien qu’elle ne lui permît pas en général de la rejoindre dans des lieux publics

0083 Pourtant il se doutait bien que ce qu’il regrettait ainsi

0084 Mais, à d’autres moments, sa douleur le reprenait, il s’imaginait qu’Odette était la maîtresse

0085 Maintenant qu’après cette oscillation, Odette était naturellement revenue à la place d’où la jalousie

0086 Ainsi, par le chimisme même de son mal, après qu’il avait fait de la jalousie avec son amour

0087 Certes l’étendue de cet amour, Swann n’en avait pas une conscience directe

0088 S’il était obligé de donner des excuses aux gens du monde

0089 Mon oncle conseilla à Swann de rester un peu sans voir Odette qui ne l’en aimerait que plus

0090 Même quand il ne pouvait savoir où elle était allée

0091 Comme Odette ne lui donnait aucun renseignement

0092 Il arrivait encore parfois, quand, ayant rencontré Swann

0093 Ces nouvelles façons indifférentes, distraites, irritables

0094 Mais sa si précautionneuse prudence fut déjouée

0095 Swann retrouva rapidement le sentiment de la laideur masculine

0096 Swann s’était avancé, sur l’insistance de Mme de Saint-Euverte

0097 Or, la princesse des Laumes qu’on ne se serait pas attendu à voir

0098 Le pianiste qui avait à jouer deux morceaux de Chopin

0099 Cependant le pianiste redoublant de vitesse

0100 Swann aimait beaucoup la princesse des Laumes

0101 Swann voulait partir, mais au moment où il allait enfin s’échapper

0102 Mais le concert recommença et Swann comprit

0103 A partir de cette soirée, Swann comprit que le sentiment qu’Odette

0104 Quelquefois il espérait qu’elle mourrait sans souffrances dans un accident

0105 Un jour il reçut une lettre anonyme, qui lui disait qu’Odette avait été la maîtresse

0106 Un jour, étant dans la période de calme la plus longue

0107 Swann avait envisagé toutes les possibilités

0108 Ma chérie, lui dit-il, c’est fini, était-ce avec une personne que je connais

0109 Mais elle vit que ses yeux restaient fixés sur les choses qu’il ne savait pas

0110 Mais souvent les choses qu’il ne connaissait pas

0111 D’ailleurs ses aveux même, quand elle lui en faisait

0112 Certains soirs elle redevenait tout d’un coup avec lui d’une gentilless

0113 Quelquefois il allait dans des maisons de rendezvous, espérant apprendre quelque chose d’elle

0114 Le peintre ayant été malade, le docteur Cottard lui conseilla un voyage en mer

0115 Jadis ayant souvent pensé avec terreur qu’un jour il cesserait d’être épris d’Odette

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PROUST


PROUST - A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU TEXTE INTEGRAL

1588 FRAGMENTS INDEXES
(+ traduction anglaise en commentaire - en cours)

I - DU COTE DE CHEZ SWANN

II - A L’OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS

III - LE COTE DE GUERMANTES

IV - SODOME ET GOMORRHE

V - LA PRISONNIERE

VI - ALBERTINE DISPARUE (LA FUGITIVE)

VII - LE TEMPS RETROUVE

–> La série “Leitmotiv Proust” présente quelques personnages et thèmes proustiens, et leurs occurrences dans A la recherche du temps perdu.

–> La série “Proust - Citation et contexte” présente les citations les plus célèbres de Proust dans leur contexte, au sein de A la recherche du temps perdu.

–> Pour le plaisir de suivre la Recherche du temps perdu dans sa continuité, nous recommandons l’édition sonore des Editions Thélème, avec les comédiens André Dussollier, Lambert Wilson, Robin Renucci, Guillaume Gallienne, Denis Podalydès et Michaël Lonsdale.

–> La meilleure étude sur A la recherche du temps perdu en tant que genre romanesque, est celle de Jean-Yves Tadié : Proust et le roman.

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PROUST : Première édition bilingue en ligne, page par page


A la suite de chaque page de A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU, diffusé intégralement en 1588 fragments successifs, nous ajoutons peu à peu en commentaire la traduction anglaise de C. K. Scott Moncrieff, tombée dans le domaine public.

C’est la première édition bilingue en ligne de Proust, page à page, présentation la plus commode pour comparer version française originale et traduction anglaise.

Pour les francophones, c’est aussi une bonne façon de travailler leur anglais : comment traduiraient-ils tel passage ?

Etudier conjointement le plus grand texte français du XXe siècle et la langue anglaise devenue incontournable au XXIe siècle…

For a long time I used to go to bed early. Sometimes, when I had put out my candle, my eyes would close so quickly that I had not even time to say “I’m going to sleep.” And half an hour later the thought that it was time to go to sleep would awaken me…

A suivre sur Page2007. Les 1588 pages anglaises seront complétées dans le mois.

I - DU COTE DE CHEZ SWANN
II - A L’OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS
III - LE COTE DE GUERMANTES
IV - SODOME ET GOMORRHE
V - LA PRISONNIERE
VI - ALBERTINE DISPARUE (LA FUGITIVE)
VII - LE TEMPS RETROUVE

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