L’image de première dame ne sera plus jamais ce qu’elle était. Un peu de modernité qui ne fait pas de mal au statut poussiéreux.
Carla Bruni Sarkozy:
“Les dandys et les excentriques me fascinent.
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J’ai besoin de promesses même si ce sont des mensonges. J’aime les illusions et les rêveries. Qu’on me mente ne me déplaît pas, la franchise est trop fondamentalement brutale à mes yeux.
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Je préfère qu’on me traite de prédatrice.
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Prédatrice, ce n’est pas si mal pour une fille : ça déplace le jeu ; normalement, une fille est une proie.
Je ne suis pas habituée à ce qu’on vienne à moi. Cela a l’air complaisant, mais même dans le travail, c’est toujours moi qui suis allée au-devant des choses : personne ne m’a jamais arrêtée dans la rue pour me demander de faire des photos ou de chanter. Je n’attire pas les pygmalions : je m’auto-pygmalionne.
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Je suis une amadoueuse, une chatte, une Italienne. J’aime projeter la féminité la plus classique : la douceur, le “charmage”, la “charmitude”, comme pourrait dire Ségolène (elle rit).
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Je n’ai pas envie de devenir une dame et de renoncer complètement à la violence de ma jeunesse.
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Je suis fidele… à moi-même ! (Elle rit.)
Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du développement d’une intimité.
Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie.
L’amour dure longtemps, mais le désir brûlant, deux à trois semaines. Après ça, il peut toujours renaître de ses cendres mais quand même : une fois que le désir est appliqué, satisfait, comblé, il se transforme. Le pauvre, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse ?
Moi, je ne cherche pas particulièrement l’établissement des choses : l’amour et le couple ne me rassurent pas. Je ne me sens jamais en couple
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je redeviens cette espèce de kamikaze qui ne veut qu’une chose : vivre, vivre, vivre !
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Très agréable, le sexe.
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Je ne suis pas une cérébrale mais une sensuelle.
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J’aime le succès. Mais le succès s’échoue : il conduit inévitablement à l’échec. On s’y attache, on en jouit, on en redemande, on est tenté de faire du surplace pour ne pas le perdre. Et puis, il s’en va et c’est la désolation. Il n’y a plus de lumière, la place est cramée. C’est une chute flamboyante. Le succès, j’y suis très sensible car je pars de loin. Tout ce qui m’arrive est inespéré.”
A relire, son entretien pour Madame Figaro.