SWANN IN LOVE - UN AMOUR DE SWANN translated by C. K. Scott Moncrieff - MARCEL PROUST



MARCEL PROUST : UN AMOUR DE SWANN - SWANN IN LOVE

Edition originale française et traduction anglaise de C. K. Scott Moncrieff suivant le texte français en commentaire:

0049 Pour faire partie du «petit noyau», du «petit groupe», du «petit clan» des Verdurin

0050 Certes le «petit noyau» n’avait aucun rapport avec la société où fréquentait Swann

0051 Quelquefois tel couple ami de mes grands-parents et qui jusque-là s’était plaint de ne jamais voir Swann

0052 Mais tandis que chacune de ces liaisons, ou chacun de ces flirts

0053 Odette de Crécy retourna voir Swann

0054 Mon grand-père avait précisément connu, ce qu’on n’aurait pu dire d’aucun de leurs amis actuels, la famille de ces Verdurin

0055 En disant aux Verdurin que Swann était très «smart», Odette leur avait fait craindre un «ennuyeux»

0056 Cependant, M. Verdurin, après avoir demandé à Swann la permission d’allumer sa pipe

0057 Or quand le pianiste eut joué, Swann fut plus aimable encore avec lui

0058 Vous savez que votre ami nous plaît beaucoup, dit Mme Verdurin à Odette

0059 Mais Swann se disait que s’il montrait à Odette

0060 Mais il n’entrait jamais chez elle. Deux fois seulement

0061 Une seconde visite qu’il lui fit eut plus d’importance peut-être

0062 Et cependant ce n’était pas seulement la lassitude d’Odette qu’il s’ingéniait à prévenir

0063 Mais une fois qu’ayant songé avec maussaderie à cet inévitable retour ensemble

0064 De tous les modes de production de l’amour, de tous les agents de dissémination du mal sacré

0065 Maintenant, tous les soirs, quand il l’avait ramenée chez elle, il fallait qu’il entrât

0066 Il n’allait chez elle que le soir, et il ne savait rien de l’emploi de son temps pendant le jour

0067 Sauf en lui demandant la petite phrase de Vinteuil au lieu de la Valse des Roses

0068 Sentant que souvent il ne pouvait pas réaliser ce qu’elle rêvait, il cherchait du moins à ce qu’elle se plût avec lui

0069 Comme tout ce qui environnait Odette et n’était en quelque sorte que le mode selon lequel il pouvait la voir

0070 Il aurait pourtant pu se dire qu’il y avait des anciens amis de ses parents aussi simples que les Verdurin

0071 Swann ignorait encore la disgrâce dont il était menacé chez les Verdurin

0072 Un jour que des réflexions de ce genre le ramenaient encore au souvenir du temps

0073 Le soir, quand il ne restait pas chez lui à attendre l’heure de retrouver Odette chez les Verdurin

0074 Un soir où Swann avait accepté de dîner avec les Verdurin

0075 Un jour que Swann était sorti au milieu de l’après-midi

0076 Quand il voulut dire adieu à Odette pour rentrer

0077 Un mois après le jour où il avait lu la lettre adressée par Odette à Forcheville

0078 En somme la vie qu’on menait chez les Verdurin

0079 Alors ce salon qui avait réuni Swann et Odette devint un obstacle à leurs rendez-vous

0080 D’autres fois il lui disait que ce qui plus que tout ferait qu’il cesserait de l’aimer

0081 Bien qu’elle ne lui permît pas en général de la rejoindre dans des lieux publics

0083 Pourtant il se doutait bien que ce qu’il regrettait ainsi

0084 Mais, à d’autres moments, sa douleur le reprenait, il s’imaginait qu’Odette était la maîtresse

0085 Maintenant qu’après cette oscillation, Odette était naturellement revenue à la place d’où la jalousie

0086 Ainsi, par le chimisme même de son mal, après qu’il avait fait de la jalousie avec son amour

0087 Certes l’étendue de cet amour, Swann n’en avait pas une conscience directe

0088 S’il était obligé de donner des excuses aux gens du monde

0089 Mon oncle conseilla à Swann de rester un peu sans voir Odette qui ne l’en aimerait que plus

0090 Même quand il ne pouvait savoir où elle était allée

0091 Comme Odette ne lui donnait aucun renseignement

0092 Il arrivait encore parfois, quand, ayant rencontré Swann

0093 Ces nouvelles façons indifférentes, distraites, irritables

0094 Mais sa si précautionneuse prudence fut déjouée

0095 Swann retrouva rapidement le sentiment de la laideur masculine

0096 Swann s’était avancé, sur l’insistance de Mme de Saint-Euverte

0097 Or, la princesse des Laumes qu’on ne se serait pas attendu à voir

0098 Le pianiste qui avait à jouer deux morceaux de Chopin

0099 Cependant le pianiste redoublant de vitesse

0100 Swann aimait beaucoup la princesse des Laumes

0101 Swann voulait partir, mais au moment où il allait enfin s’échapper

0102 Mais le concert recommença et Swann comprit

0103 A partir de cette soirée, Swann comprit que le sentiment qu’Odette

0104 Quelquefois il espérait qu’elle mourrait sans souffrances dans un accident

0105 Un jour il reçut une lettre anonyme, qui lui disait qu’Odette avait été la maîtresse

0106 Un jour, étant dans la période de calme la plus longue

0107 Swann avait envisagé toutes les possibilités

0108 Ma chérie, lui dit-il, c’est fini, était-ce avec une personne que je connais

0109 Mais elle vit que ses yeux restaient fixés sur les choses qu’il ne savait pas

0110 Mais souvent les choses qu’il ne connaissait pas

0111 D’ailleurs ses aveux même, quand elle lui en faisait

0112 Certains soirs elle redevenait tout d’un coup avec lui d’une gentilless

0113 Quelquefois il allait dans des maisons de rendezvous, espérant apprendre quelque chose d’elle

0114 Le peintre ayant été malade, le docteur Cottard lui conseilla un voyage en mer

0115 Jadis ayant souvent pensé avec terreur qu’un jour il cesserait d’être épris d’Odette

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