Segolene Royal s’engage en faveur des logiciels libres
Ségolène Royal a rencontrée Mr Richard Stallman ( le père fondateur du logiciel libre et président de la Free Software Foundation) à Paris le 28 juin 2006.
De cette rencontre est sortie un texte intéressant où concrètement on observe une prise de position en faveur du logiciel libre. En voici le principal attrait :
Ségolène Royal et Richard Stallman se sont accordés sur le caractère primordial des quatre libertés fondamentales qui fondent le logiciel libre :
- la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages
- la liberté d’étudier et améliorer le programme
- la liberté de redistribuer des copies
- la liberté de publier ses versions améliorées
Les standards ouverts (comme Open Document Format) et le recours aux logiciels libres contribuent à l’indépendance, à la qualité et à l’efficacité des administrations centrales et des collectivités locales. Les développements financés par la puissance publique pour ses propres besoins devraient, de manière générale, être libres.
Les pouvoirs publics, en France et en Europe, devraient promouvoir un cadre juridique qui favorise la liberté d’utilisation des logiciels et la participation des utilisateurs à l’innovation.
La politique de recherche et d’innovation technologique en informatique gagnerait à s’inspirer des concepts issus du logiciel libre.
Le système éducatif doit développer l’alphabétisation numérique. Cette formation devrait s’appuyer sur les logiciels libres.
Au delà du logiciel, les pouvoirs publics doivent promouvoir les « biens communs informationnels » dans les domaines de la science. Ils appellent à mettre en oeuvre la déclaration de Berlin et les recommandations du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) en matière de libre accès à l’information scientifique.
En consacrant juridiquement les restrictions numériques (DRM), le projet de loi «droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information » (DADVSI) va dans la mauvaise direction. Il faudra donc remettre à plat le cadre juridique créé par la loi DAVDSI au niveau français et contribuer à l’élaboration d’un cadre juridique européen et international plus favorable à la circulation des oeuvres et des connaissances.
Ségolène Royal & Richard StallmanSi on rajoute la prise de position en défaveur du projet de loi DADVSI de la part de l’opposition (PS (de facon officiel et également de la prise de position de Michel Rocard, des Verts, PC et UDF avec François Bayrou). La majorité de la classe politique est plutôt axé vers le logiciel libre. Ce qui laisse à penser un changement dans nos administrations des équipements publiques en fonction des résultats des présidentielles.
Cette loi très critiquée aura permis au moins d’impliquer les politiques au sein du monde informatique, chose qui ne les interressaient pas auparavant. Si on prend on compte la nouvelle de Yahoo Music (Etats-Unis) ou on peut lire sur le blog d’un essai d’un morceau sans DRM pour le bien des consommateurs va dans le bon sens pour tout le monde.


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