Salluste s’est comparé aux vainqueurs, il ne s’est pas trouvé pire, et en a conclu que son temps méritait d’être condamné
Il faut relire la Conjuration de Catilina, de Salluste, une fois qu’elle a cessé d’être le calvaire des classes de latin.
“Salluste écrit en grand félin. Il a l’ongle et la griffe”, disait André Suarès.
Et François Richard, dans l’introduction de l’édition GF:
“Comme notre La Rochefoucauld, à qui il fait si souvent penser, Salluste, après une jeunesse agitée, a été déçu par les événements et par les hommes.
Comme lui, il a vu fermer à son activité la scène politique et, victime de ce qu’il considérait comme une injustice du destin, il a eu le coeur plein d’amertume.
Comme lui, il s’est comparé aux vainqueurs, il ne s’est pas trouvé pire, et en a conclu que son temps méritait d’être condamné.” (GF p. 24-25)



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