PROUST Albertine Disparue - Le chagrin et l’oubli — The Sweet Cheat Gone - Grief and Oblivion
Albertine 2386 occurrences
Guermantes 1761
Swann 1654
mère 1395 + maman 215
Charlus 1291
Verdurin 1151
Gilberte 705
Odette 701
Morel 511
Bloch 487
Andrée 390
Bergotte 304
ALBERTINE joue le plus grand rôle…
Le premier chapitre d’Albertine disparue, tome sixième et avant-dernier de A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU décrit le chagrin et l’oubli du narrateur, après le départ puis la mort de la fugitive, l’être de fuite…
- EDITION BILINGUE EN LIGNE - Texte français et traduction anglaise
ALBERTINE DISPARUE (la fugitive) - LE CHAGRIN ET L’OUBLI
1295 Le plus pressé était de lire la lettre d’Albertine
1296 Tout cela ne signifie rien, me dis-je, c’est même meilleur que je ne pensais
1297 Ce malheur était le plus grand de toute ma vie
1298 En me promettant à moi-même qu’Albertine serait ici ce soir
1299 La souffrance, prolongement d’un choc moral imposé, aspire à changer de forme
1300 L’esprit dans lequel Albertine était partie
1301 Quant aux moyens de ramener Albertine
1302 On se souvient que quand je résolus de vivre avec Albertine et même de l’épouser
1303 Saint-Loup que je savais à Paris avait été mandé par moi
1304 Tu es sûr, me dit Robert, que je peux offrir comme cela à cette femme
1305 Quand il put y avoir un télégramme de Saint-Loup
1306 Bientôt, le silence de Saint-Loup se prolongeant, une anxiété
1307 Puisque Manon revenait à Des Grieux
1309 Sans doute, de même que j’avais dit autrefois à Albertine : Je ne vous aime pas
1310 Le résultat de cette lettre me paraissant certain, je regrettai de l’avoir envoyée
1311 Le temps passe, et peu à peu tout ce qu’on disait par mensonge devient vrai
1312 J’ai dit que l’oubli commençait à faire son œuvre
1313 En faisant la chambre d’Albertine, Françoise, curieuse
1314 Du reste si, du matin au soir, je ne cessais de souffrir du départ d’Albertine
1315 Pourquoi eussé-je cru qu’Albertine n’aimait pas les femmes ?
1316 Mon ami, merci de toutes les bonnes choses
1317 La lettre d’Albertine n’avançait en rien les choses
1318 Et cependant, comme j’aurais menti maintenant si je lui avais écrit
1319 Je laissai toute fierté vis-à-vis d’Albertine, je lui envoyai un télégramme
1320 Pour que la mort d’Albertine
1321 Alors ma vie fut entièrement changée
1322 Je demandai l’heure à Françoise
1323 Que le jour est lent à mourir par ces soirs démesurés de l’été
1324 Bientôt les bruits de la rue allaient commencer
1325 Sans doute ces nuits si courtes durent peu
1326 De sorte que ces quelques années n’imposaient pas seulement au souvenir d’Albertine
1327 Comment m’avait-elle paru morte
1328 Si j’avais peine à penser qu’Albertine, si vivante en moi
1329 Les changements de l’atmosphère
1330 Tout d’un coup c’était un souvenir que je n’avais pas revu depuis bien longtemps
1331 Parfois je me heurtais dans les rues obscures du sommeil
1332 Sans doute, puisque j’avais des doutes sur la vie, sur la mort d’Albertine
1333 Ce qui remplissait mon cœur maintenant était, au lieu de haineux soupçons
1334 Cette chambre où nous dînions ne m’avait jamais paru jolie
1335 Un matin je crus voir la forme oblongue d’une colline
1336 D’ailleurs notre tort n’est pas de priser l’intelligence, la gentillesse d’une femme
1337 Tous ces instants si doux que rien ne me rendrait jamais
1338 Et, à vrai dire, je ne l’avais jamais possédé
1339 Comme elle accourait vite me voir, à Balbec
1340 Et pourtant ces douloureuses, ces inéluctables vérités
1341 Du moins j’étais heureux qu’avant de mourir elle m’eût écrit cette lettre
1342 Pourquoi ne m’avait-elle pas dit : J’ai ces goûts
1343 Mes curiosités jalouses de ce qu’avait pu faire Albertine
1344 Si elle avait pu savoir ce qui allait arriver, elle serait restée
1345 Je n’avais pas encore reçu de nouvelles d’Aimé
1346 Albertine avait beau n’exister dans ma mémoire
1347 Monsieur voudra bien me pardonner
1348 Pour comprendre à quelle profondeur ces mots entraient en moi
1349 Enfin je voyais devant moi, dans cette arrivée d’Albertine à la douche
1350 Sans doute c’est parce que dans cette arrivée silencieuse et délibérée d’Albertine
1351 Je me voyais perdu dans la vie comme sur une plage illimitée où j’étais seul
1352 Les instants que j’avais vécus auprès de cette Albertine-là
1353 Maintenant Albertine, lâchée de nouveau, avait repris son vol
1354 D’autres fois mon chagrin prenait tant de formes
1355 Il y a, dans certaines affections, des accidents secondaires que le malade
1356 Si encore ce retrait en moi des différents souvenirs d’Albertine
1357 D’ailleurs ces reprises de mon amour pour Albertine morte
1358 D’ailleurs un mot n’avait même pas besoin, comme Chaumont
1359 Toute la journée, je continuais à causer avec Albertine
1360 J’essayais parfois de prendre les journaux
1361 Sans doute, un fait comme celui des Buttes-Chaumont
1362 Pour la première fois elle me semblait belle
1363 Du vivant d’Albertine, je n’eusse pas osé demander à Andrée des confidences
1364 Les romanciers prétendent souvent, dans une introduction, qu’en voyageant dans un pays
1365 Associées maintenant au souvenir de mon amour, les particularités physiques
1366 Je ramenais avec moi les filles qui m’eussent le moins plu, je lissais des bandeaux à la vierge
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Marcel Proust
“Remembrance of Things Past” (In Search of Lost Time),
translated by C. K. Scott Moncrieff (1889-1930)
The Sweet Cheat Gone CHAPTER ONE : GRIEF AND OBLIVION
1294 Mademoiselle Albertine has gone!
1295 The first thing to be done was to read Albertine’s letter
1297 This calamity was the greatest that I had experienced in my
1298 When I vowed to myself that Albertine would be back
1299 Suffering, the prolongation of a spiritual shock
1300 The spirit in which Albertine had left me
1301 As for the means of bringing Albertine back
1302 The reader may remember that when I decided to live with
1303 Knowing that Saint-Loup was in Paris I had sent for him
1304 You are sure,” Robert asked me
1305 When it was possible that a telegram might have come
1306 Presently, as Saint-Loup remained silent
1307 Since Manon returned to Des Grieux
1309 No doubt, just as I had said in the past to Albertine
1310 As this letter seemed to me to be certain of its effect
1311 Time passes, and gradually everything that we have said
1312 I have said that oblivion was beginning to perform
1313 While she was doing Albertine’s room
1314 If, however, morning, noon and night
1315 Why should I have supposed that Albertine did not care for
1316 My dear, thank you for all the nice things
1317 Albertine’s letter did not help matters in any way
1319 I forsook all pride with regard to Albertine
1320 For the death of Albertine
1321 So, then, my life was entirely altered
1322 I asked Françoise the time
1323 How slow the day is in dying on these interminable summer
1324 Presently the sounds from the streets would begin
1325 No doubt these nights that are so short continue
1326 With the result that these several years
1327 How could she have seemed dead to me
1328 If I had found it difficult to imagine that Albertine
1329 Atmospheric changes, provoking other changes
1330 All of a sudden it was an impression
1331 Sometimes I came in collision
1332 Of course, since I entertained doubts
1333 What filled my heart now was
1334 This room in which we used to dine
1335 One morning I thought that I could see
1336 Furthermore, our mistake is our failure to value
1337 All these so pleasant moments
1338 And, to tell the truth, when I had ever possessed it
1339 How she used to hasten to see me at Balbec
1340 And yet those painful, those ineluctable truths
1341 At any rate I was glad that, before she died
1342 Why had she not said to me: I have those tastes
1343 My jealous curiosity as to what Albertine
1344 If she could have known what was about to happen
1345 I had not yet received any news from Aimé
1346 Albertine might indeed exist in my memory
1347 Monsieur will kindly forgive me for not having written
1348 To understand how deeply these words penetrated my being
1349 At last I saw before my eyes, in that arrival of Albertine
1350 No doubt it was because in that silent
1351 I saw myself astray in life
1352 The moments which I had spent with this Albertine
1353 And now Albertine, liberated once more
1354 At other times my grief assumed so many forms
1355 There are in certain affections secondary accidents
1356 If, again, this withdrawal of my different impressions
1357 Moreover these revivals of my love for Albertine
1358 Moreover a word did not even need to be connected
1359 All day long, I continued to converse with Albertine
1360 I tried at times to take an interest in the newspapers
1361 No doubt an incident such as this of the Buttes-Chaumont
1362 For the first time she seemed to me beautiful
1363 While Albertine was alive
1364 Novelists sometimes pretend in an introduction
1365 Associated now with the memory of my love, Albertine’s
1366 I took home with me the girls who had appealed
Identificateurs Technorati : proust, marcel proust, albertine






















