SODOME ET GOMORRHE - MARCEL PROUST

MARCEL PROUST, A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

IV - SODOME ET GOMORRHE

0790 - PREMIERE APPARITION DES HOMMES-FEMMES DESCENDANTS DE CEUX DES HABITANTS DE SODOME

0791 - J’allais me déranger de nouveau pour qu’il ne pût m’apercevoir

0792 - Cette scène n’était, du reste, pas positivement comique

0793 - Ce que je viens de dire d’ailleurs ici est ce que je ne devais comprendre

0794 - Mais quand je fus dans la boutique, évitant de faire craquer le moins du monde le plancher

0795 - Cependant il s’attardait encore sur le pas de la porte et demandait à Jupien

0796 - Si je reviens sur la question du conducteur de tramway, reprit M. de Charlus

0797 - Dès le début de cette scène, une révolution, pour mes yeux dessillés

0798 - De plus je comprenais maintenant pourquoi

0799 - Cela frappe chez ceux qui sont pauvres et venus de la province, sans relations

0800 - C’est à ces organisations professionnelles que l’esprit oppose le goût des solitaires

0801 - Cependant le voisin marié du solitaire est revenu; devant la beauté de la jeune épouse

0802 - Au reste j’exagérais beaucoup alors, devant cette révélation première

0803 - Comme je n’étais pas pressé d’arriver à cette soirée des Guermantes où je n’étais pas certain d’être invité

0804 - Il y avait quelqu’un qui, ce soir-là comme les précédents, pensait beaucoup au duc de Châtellerault

0805 - Bien que, malgré tout—à cause de l’origine maternelle de son cousin—le duc de Guermantes

0806 - Je faisais la queue derrière quelques invités arrivés plus tôt que moi

0807 - La première personne à passer avant moi était le duc de Châtellerault

0808 - L’illustre Huxley (celui dont le neveu occupe actuellement une place prépondérante

0809 - Elle m’aperçut comme j’étais à quelques pas d’elle

0810 - En tout cas fallait-il trouver quelqu’un qui me présentât

0811 - M. de Charlus m’eût sans doute pardonné mon manque de reconnaissance

0812 - C’est ainsi que le professeur E... apprit ou rapprit la mort de ma grand’mère

0813 - A cause de la façon dont était morte ma grand’mère, le sujet m’intéressait

0814 - Le bonsoir qu’il me rendit n’avait rien de celui qu’aurait eu M. de Charlus

0815 - Mais à défaut des plaisirs sacrifiés à l’ingratitude du quai d’Orsay, M. de Vaugoubert

0816 - M. de Vaugoubert comme M. de Charlus n’aimait pas dire bonjour

0817 - On disait au ministère, sans y mettre ombre de malice, que, dans le ménage, c’était le mari qui portait les jupes

0818 - Pour en revenir à des moeurs fort ignorées de l’ambassadeur dont nous venons d’évoquer la silhouette

0819 - Des traces d’opprobre, d’ennui, d’indignation, ternissaient le visage régulier de Mme de Vaugoubert

0820 - Il fallait pourtant me décider. Je reconnaissais bien sous les arbres des femmes

0821 - Celle d’une dame qui vint me dire bonjour en m’appelant par mon nom

0822 - Mme d’Arpajon fut plus lâche encore que Mme de Souvré

0823 - Je n’avais plus recours qu’auprès de M. de Charlus

0824 - Il n’était pas aussi difficile que je le croyais que M. de Charlus accédât

0825 - Alors, du fond de ces jardins où jadis le duc d’Aiguillon faisait élever les animaux rares

0826 - J’aperçus Swann, voulus lui parler, mais à ce moment je vis que le prince de Guermantes

0827 - Un de ces petits accidents, qui ne se produisaient guère qu’au moment où la brise

0828 - C’est gentil de vous voir ici

0829 - Je repris la file des visiteurs qui entraient dans l’hôteL

0830 - Tandis que la Princesse causait avec moi

0831 - Dans l’ordinaire de la vie, les yeux de la duchesse de Guermantes

0832 - Pendant que, avant même qu’elle eût quitté le vestibule

0833 - Enfin M. de Vaugoubert parla, autrement que par ses regards

0834 - Je voudrais bien vous voir. D’Annunzio vous a aperçue d’une loge

0835 - Tout en marchant à côté de moi, la duchesse de Guermantes laissait la lumière azurée

0836 - Comment, vous ne connaissez pas ces splendeurs

0837 - En réalité, Mme de Saint–Euverte était venue, ce soir, moins pour le plaisir

0838 - Une telle transmutation, opérée par Mme de Saint–Euverte

0839 - Certes, s’il n’y avait eu là qu’Oriane, Mme de Saint–Euverte

0840 - On vit passer une duchesse fort noire, que sa laideur et sa bêtise

0841 - Et qu’est-ce encore que celle-là? s’écria Mme de Guermantes

0842 - Votre soeur est partout la plus belle; elle est charmante ce soir

0843 - Rassurée sur la crainte d’avoir à causer avec Swann, Mme de Guermantes

0844 - Le pauvre M. de Vaugoubert, devenu cette fois-ci de trop lambin joueur

0845 - Je ne discuterai pas politique avec vous, Froberville, dit M. de Guermantes

0846 - A propos de dreyfusards, dis-je, il paraît que le prince Von l’est

0847 - J’avais grande envie de savoir ce qui s’était exactement passé entre le Prince et Swann

0848 - En effet, on voyait par moments se former et passer comme une étoile filante

0849 - A ce moment, un musicien bavarois à grands cheveux

0850 - Cependant, se tournant d’un seul mouvement et comme d’une seule pièce

0851 - Les efforts que faisait M. de Froberville pour qu’on n’entendît pas son rire

0852 - Je profitai de ce que la duchesse changeait de place

0853 - Au moment d’arriver à cette salle, je fus arrêté par la marquise de Citri

0854 - Bientôt, ce qui fut ennuyeux, ce fut tout

0855 - J’eus enfin le plaisir que Swann entrât dans cette pièce

0856 - Et, de plus, combien il était changé depuis cet après-midi même

0857 - Quand l’atavisme, les ressemblances familiales seraient seules en cause

0858 - Quand M. de Charlus venait de faire des remontrances indignées à Robert

0859 - Mais es-tu sûr que M. de Charlus ait eu tant de maîtresses?

0860 - A ce moment, Mme de Surgis entra dans le salon de jeu

0861 - Tu vois que je n’exagérais pas, me dit Robert

0862 - De quoi parlions-nous? Ah! de cette grande blonde, la femme de chambre de Mme Putbus

0863 - Comme ces deux jeunes gens ont un air étrange!

0864 - Oh! comme c’est curieux», répondit non sans insolence M. de Charlus

0865 - Swann m’ayant aperçu s’approcha de Saint–Loup et de moi

0866 - Mais je vis que c’était avec Mlle d’Ambressac qu’il allait causer

0867 - Je ne pouvais me décider à quitter Swann

0868 - Malheureusement, à peine étions-nous assis dans une baie sans dégagements

0869 - Croyez-vous que cet impertinent jeune homme

0870 - J’admire toujours les gens qui font des projets, dit-elle

0871 - Je songeai que Swann devait se fatiguer à m’attendre

0872 - Si nous allions faire quelques pas dans le jardin, monsieur

0873 - Voici mot pour mot, me dit-il, quand nous fûmes assis

0874 - Nous fûmes interrompus (Swann ne tenait pas à ce qu’on entendît son récit) par la voix de M. de Charlus

0875 - Quant aux grands seigneurs ses parents, reniés jadis par elle

0876 - Il lui parle de son portrait. Moi, je lui en parlerais aussi bien que Charlus

0877 - Je levai la tête et vis le duc de Guermantes qui venait à nous

0878 - Enfin seuls, me dit-il; je ne sais plus où j’en suis

0879 - Swann trouvait maintenant indistinctement intelligents ceux qui étaient de son opinion

0880 - Swann me quitta sans me serrer la main pour ne pas être obligé de faire des adieux

0881 - Avant de laisser Swann, je lui dis un mot de sa santé

0882 - Il est vrai qu’avant cela j’avais entendu un homme du monde très méchant

0883 - D’ailleurs peu de temps après, elle commença à me parler de M. de Charlus

0884 - Pour revenir en arrière et à cette première soirée chez la princesse de Guermantes

0885 - Des deux côtés, sur les marches les plus hautes, étaient répandus des couples

0886 - J’avais mis mon pardessus, ce que M. de Guermantes, qui craignait les refroidissements

0887 - Pendant que nous descendions l’escalier

0888 - On annonça que la voiture était avancée. Mme de Guermantes prit sa jupe rouge

0889 - Pendant le retour, à cause de l’exiguïté du coupé, les souliers rouges

0890 - Hé bien! me dit la duchesse, en dehors de vos bals

0891 - Je ne tenais pas à la redoute, mais au rendez-vous avec Albertine

0892 - Moi aussi j’étais pressé de quitter M. et Mme de Guermantes

0893 - J’ai dit qu’elle était d’un petit pays qui était tout voisin de celui de sa mère

0894 - Tel était, en dehors de beaucoup d’honnêteté

0895 - Comme, chaque fois que la porte cochère s’ouvrait, la concierge

0896 - Françoise sortie de la chambre

0897 - J’étais torturé par l’incessante reprise du désir toujours plus anxieux

0898 - Mais non, répondis-je, je vous ai déjà dit que je ne serais pas libre

0899 - Le génie linguistique à l’état vivant, l’avenir et le passé du français

0900 - Je fis semblant d’être contraint d’écrire, «À qui écriviez-vous? me dit Albertine

0901 - Je demandai à Albertine si elle voulait boire

0903 - Je ne pouvais l’accuser de sécheresse

0902 - Albertine partie

0904 - Il se produisit à cette époque un phénomène

0905 - Je ne vis plus de quelque temps Albertine

0906 - Certes ces causes d’erreur étaient loin d’être les seules

0907 - Odette, malgré ses brillantes amies, n’écouta pas moins la pièce

0908 - Gilberte servait aussi à la situation de sa mère, car un oncle de Swann venait de laisser près de quatre-vingts millions

0909 - Elle ne s’en rendait pas compte

0910 - LES INTERMITTENCES DU COEUR - Ma seconde arrivée à Balbec

0911 - Il m’apprit avec beaucoup de tristesse la mort du bâtonnier de Cherbourg

0912 - Ceux qui m’avaient fait partir pour Balbec

0913 - Aussitôt que la recommandation de Robert leur était parvenue

0914 - Sans doute rien ne rattachait d’une façon essentielle la femme de chambre de Mme Putbus

0915 - Je fus tiré de ma rêverie par la voix du directeur

0916 - Bouleversement de toute ma personne

0917 - Au lieu des plaisirs que j’avais eus depuis quelque temps

0918 - Mais jamais je ne pourrais plus effacer cette contraction de sa figure

0919 - Il me remit un petit mot d’Albertine. Elle n’avait pas dû venir à Balbec

0920 - Et pourtant, la veille, à l’arrivée, je m’étais senti repris par le charme indolent

0921 - J’avais ressenti du plaisir même à ce que l’ennuyeux premier président

0922 - Malgré les promesses du directeur

0923 - Sur la carte qu’on me remit, Mme de Cambremer avait griffonné

0924 - Quant à un chagrin aussi profond que celui de ma mère

0925 - Elle eut la mauvaise chance, dans un de ces pèlerinages

0926 - Pendant que maman lisait sur la plage je restais seul dans ma chambre

0927 - Je remontais directement à ma chambre

0928 - Certes, je souffris toute la journée en restant devant la photographie de ma grand’mère

0929 - Le lendemain j’allai, à la demande de maman, m’étendre un peu sur le sable

0930 - Quelques jours plus tard la photographie qu’avait faite Saint–Loup

0931 - Puis un jour, je me décidai à faire dire à Albertine que je la recevrais

0932 - Les mystères d’Albertine

0933 - Incapable comme je l’étais encore d’éprouver à nouveau un désir physique, Albertine

0934 - M’écartant de l’éblouissante maison de plaisir

0935 - Quand je rentrai, le concierge de l’hôtel me remit une lettre de deuil

0936 - Je crois que je mentirais en disant que commença déjà la douloureuse et perpétuelle méfiance que devait m’inspirer Albert

0937 - Je remontais dans ma chambre, mais je n’y étais pas seul

0938 - Albertine m’avait fait prendre en note les dates où elle devait s’absenter

0939 - J’avais, pour reprendre le fil du récit, inscrit les noms et les adresses des jeunes filles

0940 - Ce ne fut pas ce soir-là encore, d’ailleurs, que commença à prendre consistance ma cruelle méfiance

0941 - Une des jeunes filles que je ne connaissais pas se mit au piano, et Andrée demanda à Albertine de valser

0942 - Le mal que m’avaient fait ses paroles concernant Albertine et Andrée

0943 - Le lendemain, quand Albertine m’écrivit

0944 - J’avais mal compris, dans mon premier séjour à Balbec

0945 - Quelques jours après, à Balbec

0946 - A partir du jour où Cottard fut entré avec moi dans le petit casino d’Incarville

0947 - Un jour, devant le Grand-Hôtel où nous étions réunis sur la digue

0948 - Pour revenir à des sujets plus intéressants, reprit la soeur de Legrandin

0949 - Du reste, continua Mme de Cambremer, j’ai horreur des couchers de soleil

0950 - Me contentant de ce qui était un commencement de rétractation

0951 - Quel chef-d’oeuvre que Pelléas! s’écria Mme de Cambremer

0952 - Comme à la Bourse, quand un mouvement de hausse se produit

0953 - Mon Dieu, me dit Mme de Cambremer–Legrandin

0954 - Nos parents ne sont pas la principale cause de l’écourtement de notre visite

0955 - Sur un signe de sa belle-fille, Mme de Cambremer

0956 - Elle vous a invité à déjeuner, me dit sévèrement le premier président

0957 - Quand j’eus dit au revoir à Rosemonde et à Gisèle, elles virent avec étonnement Albertine arrêtée

0958 - Mais la douleur anxieuse du lift ne fit que grandir

0959 - On ne peut pourtant pas dire qu’à l’hôtel de Balbec, le lift

0960 - Aussitôt seuls et engagés dans le corridor, Albertine me dit

0961 - Comme si Albertine avait dû avoir de la peine à croire ce que je lui disais de mon impossibilité de l’aimer

0962 - Cet aveu fait à Albertine d’un sentiment imaginaire pour Andrée

0963 - J’aurais dû partir ce soir-là sans jamais la revoir

0964 - Tranquillisé par mon explication avec Albertine

0965 - Ces jours-là n’étaient pas très fréquents d’ailleurs. Nous allions goûter comme autrefois «en bande», Albertine, ses amie

0966 - Il y avait encore peu de monde à Balbec, peu de jeunes filles

0967 - Non seulement les jeunes filles étaient peu nombreuses

0968 - Il faut dire que plusieurs étaient ou des jeunes filles

0969 - Mais bientôt la saison battit son plein

0970 - Vers cette époque se produisit au Grand-Hôtel de Balbec un scandale

0971 - Depuis ce jour-là, M. Nissim Bernard

0972 - A vrai dire, cette erreur des parents de M. Nissim Bernard

0973 - Il aimait d’ailleurs tout le labyrinthe de couloirs, de cabinets secrets, de salons

0974 - Malgré la difficulté qu’il y avait pour un client à aller dans des chambres

0975 - Anéanti par ce portrait si peu véridique, je me taisais; Céleste voyait là

0976 - Françoise n’aimait pas du tout que celles qu’elle appelait les deux enjôleuses

0977 - La famille de Bloch avait beau n’avoir jamais soupçonné la raison

0978 - Un autre incident fixa davantage encore mes préoccupations du côté de Gomorrhe

0979 - Une fois je vis l’inconnue qu’Albertine avait eu l’air de ne pas reconnaître

0980 - Quant à Albertine, je ne peux pas dire que nulle part, au Casino, sur la plage

0981 - Au reste, ma jalousie causée par les femmes qu’aimait peut-être Albertine

0982 - Les amies d’Albertine étaient parties pour quelque temps

0983 - Le petit chemin de fer n’était pas encore là

0984 - Nous nous hâtâmes pour gagner un wagon vide où je pusse embrasser Albertine

0985 - Il nous laissa à la gare

0986 - Votre attitude n’effaçait rien du tout, dis-je à Albertine quand Saint–Loup

0987 - Le train de Paris est signalé, Monsieur

0988 - Le train de Paris (que le baron ne prit pas) partit

0989 - Le lendemain, le fameux mercredi, dans ce même petit chemin de fer

0990 - Après l’aveu qu’avait fait Mme Verdurin de l’intelligence de la princesse

0991 - Son absence de relations avait permis à la princesse Sherbatoff

0992 - A leurs yeux, la princesse, trop supérieure à son milieu d’origine

0993 - Cottard disait beaucoup plus souvent: Je le verrai mercredi chez les Verdurin

0994 - La belle fille à la cigarette - A Saint–Pierre-des-Ifs monta une splendide jeune fille

0995 - On doit être toujours sans nouvelles du violoniste, dit Cottard

0996 - Ah! nous verrons la marquise de Cambremer? dit Cottard

0997 - Oubliant qu’elle tenait à son «coin», Mme Sherbatoff

0998 - Le cocher, bien que tout jeune, était le premier cocher des Verdurin

0999 - De la hauteur où nous étions déjà, la mer n’apparaissait plus, ainsi que de Balbec

1000 - De l’octroi, la voiture s’étant arrêtée pour un instant

1001 - Cottard, docile, avait dit à la Patronne

1002 - Le sculpteur fut très étonné d’apprendre que les Verdurin consentaient à recevoir M. de Charlus

1003 - Le prince d’Agrigente passait pour un «rasta» aux yeux d’un chasseur de cercle

1004 - Un grand éditeur de Paris venu en visite

1005 - J’entends la voiture qui revient

1006 - Ah! oui, les voici, s’écria M. Verdurin avec soulagement

1007 - Bien que d’autres raisons présidassent à cette transformation de M. de Charlus

1008 - Je venais de transmettre à Mme Verdurin le message dont m’avait chargé Morel

1009 - La convenance de vêtements sombres que portait toujours

1010 - Mme Verdurin demanda à l’oreille de son mari

1011 - Peut-être le mieux serait-il d’attendre un peu, de commencer par voir Albertine

1012 - Mon cher — collègue, dit-il à Brichot

1013 - Mme Verdurin vint à moi pour me montrer les fleurs d’Elstir

1014 - Le morceau fini, je me permis de réclamer du Franck

1015 - Saniette, appelé pour faire le mort, déclara qu’il ne savait pas jouer au whist

1016 - Maintenant Mme Cottard dormait tout à fait

1017 - Vous vous moquez de moi, dit en riant elle-même Mme Cottard

1018 - Du sermon que m’avait adressé Brichot

1019 - On distinguait à peine la mer par les fenêtres de droite

1020 - Je tombais de sommeil. Je fus monté en ascenseur

1021 - Peut-être chaque soir acceptons-nous le risque de vivre, en dormant

1022 - L’attelage du sommeil, semblable à celui du soleil

1023 - Du moins, dans ces réveils tels que je viens de les décrire

1024 - Certes on peut prétendre qu’il n’y a qu’un temps

1025 - J’ai toujours dit—et expérimenté—que le plus puissant des hypnotiques est le sommeil

1026 - Les moments d’oubli qui suivent, le lendemain, l’ingestion de certains narcotiques

1027 - Le valet de chambre entrait

1028 - J’aurais bien étonné ma mère, qui ne pouvait comprendre l’assiduité de M. de Charlus chez les Verdurin

1029 - D’ailleurs, s’il avait écrit au valet de pied de Mme de Chevregny

1030 - Car depuis quelque temps Aimé aimait à causer

1031 - Moi qui croyais qu’il saurait aisément que le nouveau dîneur était M. de Charlus

1032 - Aimé n’avait pas même lu cette lettre jusqu’au bout

1033 - Tous les jours, je sortais avec Albertine

1034 - Arrivée au bas de la route de la Corniche, l’auto monta

1035 - Ce que malheureusement j’ignorais à ce moment-là

1036 - Je n’ai jamais entendu jouer Chopin, dit le baron

1037 - Quand Albertine trouvait plus sage de rester à Saint–Jean de la Haise pour peindre

1038 - Je descendais de voiture à Quetteholme

1039 - Bien entendu, la règle que j’avais imposée à Saint–Loup

1040 - Les jours qui suivaient ceux où j’avais reçu

1041 - Ainsi se succédaient quotidiennement ces promenades en automobile

1042 - Pour revenir au mécanicien, il demanda non seulement à Morel

1043 - Ce qui me surprit beaucoup quand on partit en promenade

1044 - Je fus naturellement bien étonné d’apprendre que le cocher

1045 - Bientôt même, l’été finissant, quand on descendait du train à Douville

1046 - Certes il est légitime que l’homme qui rédige des rapports

1047 - Au nombre des habitués de Mme Verdurin, et le plus fidèle de tous

1048 - Pour quitter le terrain religieux, disons que le docteur

1049 - Car M. de Charlus était momentanément devenu, pour Mme Verdurin

1050 - Pour ma part, j’étais d’autant plus heureux que M. de Charlus

1051 - Un grand musicien, membre de l’Institut, haut dignitaire officiel

1052 - Quand M. de Charlus ne parlait pas de son admiration pour la beauté de Morel

1053 - Parfois, à la station qui suivait Saint–Martin-du-Chêne, des jeunes gens

1054 - A l’air mélancolique qu’avait pris, en parlant de la princesse de Cadignan

1055 - Morel me sentant sans méchanceté pour lui, sincèrement attaché à M. de Charlus

1056 - En attendant, et comme s’il eût eu affaire à un homme du monde, M. de Charlus

1057 - Si M. de Charlus, en jetant sur le papier cette lettre, avait paru en proie au démon

1058 - Mais si M. de Charlus s’enchantait à la pensée d’un combat

1059 - Au bout d’un instant on se dispersa et alors M. de Charlus dit à Morel

1060 - Cette réconciliation ne mit fin que pour un temps aux tourments de M. de Charlus

1061 - La station suivante du petit train, Maineville, me rappelle justement un incident relatif à Morel et à M. de Charlus

1062 - Le souvenir relatif à Morel se rapporte à un incident

1063 - Cependant le soir où Morel devait être absent était arrivé

1064 - L’histoire, au reste, ne finit pas mieux pour le prince de Guermantes

1065 - A Grattevast, où habitait sa soeur

1066 - Comme j’étais pour Aimé un client préféré

1067 - La tristesse de la vie de M. de Crécy

1068 - A Hermenonville montait quelquefois M. de Chevrigny

1069 - Dès après le premier dîner que j’avais fait à la Raspelière

1070 - Malgré cette brouille avec la Patronne, les Cambremer

1071 - Pendant ces retours (comme à l’aller), je disais à Albertine de se vêtir

1072 - Si Bloch, tout en me désolant en ne pouvant comprendre la raison

1073 - Brusque revirement vers Albertine - Je n’attendais qu’une occasion pour la rupture définitive

1074 - Deux ou trois fois, pendant un instant, j’eus l’idée que le monde

1075 - Comme la vue est un sens trompeur, un corps humain, même aimé, comme était celui d’Albertine

1076 - Ces mots, j’avais cessé de les entendre un instant pendant qu’Albertine