A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS - PROUST

MARCEL PROUST, A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU,

A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS

AUTOUR DE Mme SWANN:

0136 Ma mère, quand il fut question d’avoir pour la première fois M. de Norpois

0137 Quant au Professeur Cottard, on le reverra, longuement

0138 Disons pour finir qui était le marquis de Norpois

0139 Quant à ma mère, peut-être l’Ambassadeur

0140 Le premier dîner que M. de Norpois fit à la maison

0141 Le bonheur que j’aurais à ne pas être séparé de Gilberte

0142 Le médecin qui me soignait — celui qui m’avait défendu tout voyage

0143 Hélas! cette première matinée fut une grande déception

0144 Enfin éclata mon premier sentiment d’admiration

0145 Il ne m’offrit absolument rien pour la Revue des Deux-Mondes

0146 Ma tante Léonie m’avait fait héritier

0147 Mon père avait pour mon genre d’intelligence un mépris

0148 Hé bien, as-tu été content de ta matinée?

0149 Le buf froid aux carottes fit son apparition

0150 J’irai peut-être avec mon fils à Balbec

0151 Je me mis à parler du comte de Paris

0152 Est-ce qu’un écrivain du nom de Bergotte

0153 Et est-ce que la fille de Mme Swann était à ce dîner

0154 Quand M. de Norpois fut parti

0155 Ma mère ne parut pas très satisfaite que mon père ne songeât plus pour moi à la carrière

0156 Quand vint le 1er janvier

0157 Je revins à la maison. Je venais de vivre le 1er janvier des hommes vieux

0158 Gilberte cependant ne revenait toujours pas aux Champs-Élysées

0159 Or, peut-être simplement Swann savait-il que la générosité

0160 Un instant après je prenais congé de la marquise

0161 En rentrant, j’aperçus, je me rappelai brusquement l’image

0162 Les névropathes sont peut-être malgré l’expression consacrée, ceux qui «s’écoutent» le moins

0163 Mes suffocations ayant persisté

0164 Un jour, à l’heure du courrier, ma mère posa sur mon lit une lettre

0165 Alors je connus cet appartement

0166 Bien plus, les goûters eux-mêmes que Gilberte offrait

0167 Si j’avais déjà commencé d’explorer avec ces tressaillements

0168 Quand Mme Swann était retournée auprès de ses visites

0169 Ce n’est pas ainsi que Swann parlait autrefois

0170 Pour Mme Cottard, mon père s’étonnait que Mme Swann

0171 Swann était du reste aveugle, en ce qui concernait Odette

0172 Swann, lui, allait souvent faire visite à quelques-unes de ses relations d’autrefois

0173 De ses visites Swann rentrait souvent assez peu de temps avant le dîner

0174 Mais éclaircir un jour les faits de la vie d’Odette auxquels il avait dû ces souffrances

0175 Ce ne fut pas seulement à ces goûters

0176 Quelquefois les Swann se décidaient à rester à la maison

0177 Au reste, le plus souvent, nous ne restions pas à la maison

0178 Pendant ces minutes où Gilberte partie se préparer

0179 Sans doute dans ces coïncidences tellement parfaites

0180 Et pourtant cet appartement, parce qu’il avait été si passionnément désiré

0181 Au Jardin d’Acclimatation, que j’étais fier quand

0182 Une fois à propos d’une matinée théâtrale, Gilberte me causa

0183 Faveur plus précieuse encore que de m’emmener avec eux

0184 Bergotte n’était pas placé loin de moi

0185 Cependant Gilberte qu’on avait déjà prié deux fois

0186 Sans doute on sait bien qu’un enfant tient de son père et de sa mère

0187 Swann était un de ces hommes qui ayant vécu longtemps dans les illusions de l’amour

0188 Mon Dieu, mais comme votre présence élève le niveau

0189 Où allons-nous? demandai-je à Gilberte

0190 Etes-vous bien soigné? me demanda Bergotte

0191 Des gens de lettres qui étaient pour moi des personnages considérables

0192 Malheureusement, cette faveur que m’avait faite Swann

0193 Ce fut vers cette époque que Bloch bouleversa ma conception du monde

0194 Toute une autre partie des meubles et surtout une magnifique argenterie ancienne

0195 Mes parents cependant auraient souhaité que l’intelligence que Bergotte

0196 D’ailleurs, me disais-je, en passant ma vie chez les Swann ne fais-je pas comme Bergotte

0197 Ainsi pas plus du côté des Swann que du côté de mes parents

0198 Plusieurs fois je sentis que Gilberte désirait éloigner mes visites

0199 Un chagrin causé par une personne qu’on aime

0200 Je venais d’écrire à Gilberte une lettre où je laissais tonner ma fureur

0201 En attendant, ce qui me rendait plus aisé de me condamner à cette séparation

0202 D’ailleurs si je m’arrangeais toujours, avant d’aller chez Mme Swann

0203 Le «jardin d’hiver» que dans ces années-là le passant apercevait

0204 Cependant Mme Bontemps qui avait dit cent fois qu’elle ne voulait pas aller chez les Verdurin

0205 Bien que les mérites spirituels d’un salon et son élégance soient généralement en rapports inverses

0206 Et moi aussi, il fallait que je rentrasse, avant d’avoir goûté à ces plaisirs de l’hiver

0207 Le 1er janvier me fut particulièrement douloureux cette année-là

0208 A cause de la violence de mes battements de coeur on me fit diminuer la caféine

0209 Seulement, quand le milieu du mois de janvier approcha

0210 D’ailleurs, j’aurais eu beau parler à Gilberte, elle ne m’aurait pas entendu

0211 Cependant, comme presque chaque fois que j’allais la voir, Mme Swann

0212 Si, au moment de quitter Mme Swann quand son «thé» finissait

0213 Ce n’était pas seulement l’ameublement du salon d’Odette

0214 Swann avait dans sa chambre, au lieu des belles photographies qu’on faisait maintenant de sa femme

0215 Sauf à ces moments d’involontaire fléchissement où Swann essayait de retrouver

0216 Quand Gilberte qui d’habitude donnait ses goûters

0217 Dans la confusion du salon, revenant de reconduire une visite

0218 D’ailleurs, ce qu’une telle cure de détachement psychique et d’isolement

0219 Ce qui m’aida à patienter tout l’espace d’une journée fut un projet que je fis

0220 Je rentrai, tenant avec désespoir les dix mille francs inespérés

0221 Je serrai les dix mille francs. Mais ils ne me servaient plus à rien

0222 Pendant ces périodes où, tout en s’affaiblissant, persiste le chagrin

0223 Mais enfin l’éloignement peut être efficace. Le désir, l’appétit de nous revoir

0224 En attendant ces réalisations après coup d’un rève auquel je ne tiendrais plus

0225 Enfin une dernière raison s’ajouta plus tard à celle-ci pour me faire cesser

0226 D’ailleurs peu à peu chaque refus de la voir me fit moins de peine

0227 Quand le printemps approcha, ramenant le froid, au temps des Saints de glace

0228 Mais c’était encore trop que celui-ci me fût rappelé. Son souvenir risquait d’entretenir

0229 Ce qui augmentait cette impression que Mme Swann se promenait dans l’avenue du Bois

NOMS DE PAYS : LE PAYS

0230 J’étais arrivé à une presque complète indifférence à l’égard de Gilberte

0231 Mais cette souffrance et ce regain d’amour pour Gilberte

0232 Ce voyage, on le ferait sans doute aujourd’hui en automobile

0233 Malheureusement ces lieux merveilleux que sont les gares

0234 Ma grand’mère concevait naturellement notre départ d’une façon un peu différente

0235 Pour la première fois je sentais qu’il était possible que ma mère vécût sans moi

0236 Pour éviter les crises de suffocation que me donnerait le voyage

0237 Il ne faut pas se laisser tromper par des particularités purement formelles qui tiennent à l’époque

0238 Quand le soir, après avoir conduit ma grand’mère

0239 Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer

0240 Certains noms de villes, Vezelay ou Chartres, Bourges ou Beauvais

0241 Dans le petit chemin de fer d’intérêt local qui devait nous conduire à Balbec-Plage

0242 C’étaient, dominant la mer lointaine du haut de leur dune

0243 Tandis que j’entendais ma grand’mère, sans se froisser qu’il l’écoutât son chapeau sur la tête

0244 Il n’est peut-être rien qui donne plus l’impression de la réalité de ce qui nous est extérieur

0245 Elle portait une robe de chambre de percale

0246 Elle entr’ouvrait les persiennes; à l’annexe en saillie de l’hôtel, le soleil était déjà installé

0247 Quand Swann m’avait dit à Paris, un jour que j’étais particulièrement souffrant

0248 Mais le lendemain matin! — après qu’un domestique fut venu m’éveiller

0249 Pour une certaine partie — ce qui, à Balbec, donnait à la population, d’ordinaire banalement riche

0250 Et sans doute tout cela était vrai, mais c’était aussi par ennui

0251 Et certes dans le sentiment qui poussait une certaine actrice

0252 Malheureusement pour ma tranquillité, j’étais bien loin d’être comme tous ces gens

0253 J’avais beau avoir appris que les jeunes gens qui montaient tous les jours à cheval

0254 Or, un hasard mit tout d’un coup entre nos mains le moyen

0255 Malheureusement, s’il y avait quelqu’un qui, plus que quiconque

0256 Elle prenait aussi ses repas dans la salle à manger

0257 M. de Stermaria n’était pas ce jour-là à Balbec

0258 Comme toujours, mais plus facilement pendant que son père s’était éloigné

0259 Mais je dus détourner mes regards de Mlle de Stermaria

0260 Si intimidants que fussent toujours pour moi les repas, dans ce vaste restaurant

0261 Ma vie dans l’hôtel était rendue non seulement triste

0262 A la fin nous aussi, nous fîmes une relation

0263 Comme un coiffeur voyant un officier qu’il sert

0264 Quand Mme de Villeparisis rencontrait Françoise

0265 On voyait souvent passer depuis quelques jours, en pompeux équipage, grande, rousse, belle

0266 Or, en sortant du concert, comme, en reprenant le chemin qui va vers l’hôtel

0267 Mais ce matin-là même en quittant la princesse de Luxembourg

0268 Ma grand’mère prit congé de Mme de Villeparisis

0269 Le médecin de Balbec appelé pour un accès de fièvre

0270 Il y en avait qui étaient d’une beauté si rare

0271 A côté des voitures, devant le porche où j’attendais

0272 Nous partions; quelque temps après avoir contourné la station du chemin de fer

0273 Avant de monter en voiture j’avais composé le tableau de mer

0274 Mme de Villeparisis voyant que j’aimais les églises

0275 Nous fûmes étonnés, ma grand’mère et moi, de voir combien elle était plus libérale

0276 C’est comme les romans de Stendhal

0277 Parfois, comme la voiture gravissait une route montante

0278 La voiture de Mme de Villeparisis allait vite

0279 Si j’avais pu descendre parler à la fille que nous croisions

0280 Cette année-là, à Balbec, au moment de ces rencontres

0281 Mais peut-être, en espérant qu’un jour, plus libre, je pourrais trouver sur d’autres routes de semblables filles

0282 Le jour que Mme de Villeparisis nous mena à Carqueville où était cette église couverte de lierre

0283 Comme je quittais l’église, je vis devant le vieux pont des filles du village

0284 Et cet être intérieur de la belle pêcheuse

0285 Nous descendîmes sur Hudimesnil; tout d’un coup je fus rempli de ce bonheur profond

0286 Il fallait songer au retour

0287 Souvent le jour était tombé avant que nous fussions de retour

0288 Nous apercevions déjà l’hôtel, ses lumières si hostiles

0289 Nous abusons de vous

0290 Après le dîner, quand j’étais remonté avec ma grand’mère

0291 Mme de Villeparisis nous prévint que bientôt

0292 Une après-midi de grande chaleur j’étais dans la salle à manger de l’hôtel

0293 Quelle déception j’éprouvai les jours suivants

0294 Cette insolence que je devinais chez M. de Saint-Loup

0295 Les premiers rites d’exorcisme une fois accomplis

0296 Ce jeune homme qui avait l’air d’un aristocrate et d’un sportsman dédaigneux

0297 Il y avait, du reste, cette chose assez triste, c’est que si M. de Marsantes

0298 Dès les premiers jours Saint-Loup fit la conquête

0299 Il fut bien vite convenu entre lui et moi que nous étions devenus de grands amis pour toujours

0300 Et pourtant elle était dans une certaine mesure leur condition

0301 Tout au plus souriais-je parfois de retrouver chez Robert les leçons des jésuites

0302 Personnellement, je ne tenais pas beaucoup à ce que Bloch vînt à l’hôtel

0303 Pour ce qui est de laïft

0304 Puis Bloch me dit des choses fort gentilles

0305 Quand Bloch me parla de la crise de snobisme que je devais traverser

0306 Ce n’était du reste pas absolument un mauvais garçon que Bloch

0307 Toutes ces diatribes confidentielles de Bloch à Saint-Loup contre moi

0308 Saint-Loup me parla de la jeunesse

0309 Le lendemain du jour où Robert m’avait ainsi parlé de son oncle

0310 Comment, allez-vous, je vous présente mon neveu, le baron de Guermantes

0311 Ainsi s’apparentait et de tout près aux Guermantes

0312 Ma grand’mère fut enchantée de M. de Charlus

0313 M. de Charlus célébrait la véritable noblesse d’esprit et de coeur de ces femmes

0314 J’avais pensé qu’en nous invitant ainsi chez sa tante

0315 Puisqu’il refusait toute explication, j’essayai de m’en donner une

0316 Sans doute s’il n’avait pas eu ces yeux, le visage de M. de Charlus

0317 Tu aimes beaucoup Andromaque et Phèdre?

0318 Dans ces réflexions sur la tristesse qu’il y a à vivre loin de ce qu’on aime

0319 Il raconta qu’une demeure qui avait appartenu à sa famille, où Marie-Antoinette avait couché

0320 Cependant ma grand’mère m’avait fait signe de monter me coucher

0321 C’est Charlus. Puis-je entrer, monsieur?

AUTOUR DE Mme SWANN

0322 Une fois M. de Charlus parti, nous pûmes enfin, Robert et moi

0323 Il y avait donc enclavé en mon camarade Bloch, un père Bloch

0324 M. Bloch père qui ne connaissait Bergotte que de loin

0325 Cette importance illusoire de M. Bloch père

0326 Comment, vous êtes le fils du marquis de Marsantes

0327 Saint-Loup au casque d'airain, dit Bloch

0328 Mais les demoiselles Bloch

0329 J'allai voir Bloch à la suite de ce dîner

0330 Elle eut bientôt à l'égard de Saint-Loup qu'elle adorait une désillusion

0331 Françoise ne se trompait pas moins sur Saint-Loup

0332 Ayant un préjugé contre les gens qui le fréquentaient, il allait rarement dans le monde

0333 D'autre part, une actrice, ou soi-disant telle, comme celle qui vivait avec lui

0334 Cette période dramatique de leur liaison

0335 Il passait la plus grande partie de son temps à envoyer à sa maîtresse

0336 Quand quelques jours après le dîner chez les Bloch

0337 Ce jour-là, comme les précédents, Saint-Loup

0338 D'ailleurs, de plus en plus souffrant, j'étais tenté de surfaire les plaisirs les plus simples

0339 Une de ces inconnues poussait devant elle, de la main, sa bicyclette

0340 Au milieu de tous ces gens dont quelques-uns poursuivaient une pensée

0341 Ce n'était peut-être pas, dans la vie, le hasard seul qui, pour réunir ces amies

0342 Telles que si, du sein de leur bande qui progressait le long de la digue comme une lumineuse comète

0343 Maintenant, leurs traits charmants n'étaient plus indistincts et mêlés

0344 Individualisées maintenant

0345 Un instant, tandis que je passais à côté de la brune aux grosses joues qui poussait une bicyclette

0346 Si nous pensions que les yeux d'une telle fille

0347 J'avais tant regardé cette cycliste aux yeux brillants

0348 Et de la même façon ne pouvais-je me réjouir d'avoir vu cette brune

0349 Le bonheur de connaître ces jeunes filles

0350 Il faut qu'entre nous et le poisson

0351 Ces jeunes filles bénéficiaient aussi de ce changement des proportions sociales

0352 Mais si la promenade de la petite bande

0353 Je rentrai parce que je devais aller dîner à Rivebelle avec Robert

0354 Je me demandais si les jeunes filles que je venais de voir habitaient Balbec

0356 Bientôt les jours diminuèrent et au moment où j’entrais dans la chambre

0355 Je sortis de l’ascenseur, mais au lieu d’aller vers ma chambre

0357 Mais bien souvent ce n’était, en effet, que des images

0358 On frappa; c’était Aimé qui avait tenu à m’apporter lui-même les dernières listes d’étrangers

0359 - Les premiers temps, quand nous arrivions, le soleil venait de se coucher

0360 - A partir de ce moment-là j’étais un homme nouveau

0361 - Le restaurant n’était pas fréquenté seulement par des demi-mondaines

0362 - Je dois du reste dire que cette insignifiance où tombaient les choses les plus graves

0363 - Je ne connaissais aucune des femmes qui étaient à Rivebelle

0364 - En rentrant à Balbec, de telle de ces inconnues à qui il m’avait présenté

0365 - Puis, même ma propre vie m’était entièrement cachée par un décor nouveau

0366 - Tout à coup je me rappelai la jeune blonde à l’air triste

0367 - Ce jour-là était justement le lendemain de celui où j’avais vu défiler devant la mer le beau cortège de jeunes filles

0368 - Sans doute bien des fois, au passage de jolies jeunes filles

0369 - Bientôt le séjour de Saint-Loup toucha à sa fin. Je n’avais pas revu ces jeunes filles

0370 - Célèbre, Elstir ne l’était peut-être pas encore à cette époque

0371 - Elstir ne resta pas longtemps à causer avec nous

0372 - A partir de cet après-midi-là, moi, qui les jours précédents

0373 - C’est un grand charme ajouté à la vie dans une station balnéaire

0374 - Je prenais tous les prétextes pour aller sur la plage

0375 - Je n’en aimais aucune les aimant toutes

0376 - Je dus finir par obéir à ma grand-mère avec d’autant plus d’ennui qu’Elstir habitait

0377 - Au moment où j’entrai, le créateur était en train d’achever

0378 - Parfois à ma fenêtre, dans l’hôtel de Balbec

0379 - Bien qu’on dise avec raison qu’il n’y a pas de progrès, pas de découvertes en art

0380 - L’effort qu’Elstir faisait pour se dépouiller en présence de la réalité

0381 - Les joies intellectuelles que je goûtais dans cet atelier

0382 - Elstir et moi nous étions allés jusqu’au fond de l’atelier

0383 - Mon hésitation entre les diverses jeunes filles de la petite bande

0384 - J’allais et venais, impatient qu’il eût fini de travailler

0385 - Il venait enfin de donner un dernier coup de pinceau à ses fleurs

0386 - Le soir tombait: il fallut revenir; je ramenais Elstir vers sa villa

0387 - J’ai dit qu’Albertine ne m’était pas apparue ce jour-là, la même que les précédents

0388 - Variation d’une croyance, néant de l’amour aussi

0389 - Il fallait rejoindre Elstir. Je m’aperçus dans une glace

0390 - J’aurais beaucoup aimé, si vous en possédiez, avoir une photographie

0391 - C’est dans ces pensées silencieusement ruminées à côté d’Elstir

0392 - L’apaisement apporté par la probabilité de connaître maintenant ces jeunes filles

0393 - Soit, avait conclu Saint-Loup, je prendrai le petit tortillard

0394 - Je restais maintenant volontiers à table pendant qu’on desservait

0395 - Quand quelques jours après le départ de Saint-Loup

0396 - Quand j’arrivai chez Elstir, un peu plus tard, je crus d’abord que Mlle Simonet

0397 - Au moment où Elstir me demanda de venir pour qu’il me présentât à Albertine

0398 - Je rentrai en pensant à cette matinée

0399 - J’avais beau être assez désappointé d’avoir trouvé en Mlle Simonet une jeune fille

0400 - Nous formions ce matin-là un de ces couples qui piquent çà et là

0401 - Pensant que si je connaissais leurs amis j’aurais plus d’occasions de voir ces jeunes filles

0402 - J’avais cru il y avait quelques heures qu’Albertine

0403 - Cette fois-là nous rencontrâmes presque tout de suite la grande Andrée, celle qui avait sauté

0404 - Je pensai que ma situation vis-à-vis d’Albertine

0405 - Albertine avait beau savoir qui étaient les Ambresac

0406 - Un des matins qui suivirent celui où Andrée

0407 - Mais les paroles à moi promises par le regard de Gisèle pour le moment où Albertine

0408 - Quelques jours plus tard, malgré le peu d’empressement qu’Albertine

0409 - Comme sur un plant où les fleurs mûrissent à des époques différentes

0410 - S’il pleuvait, bien que le mauvais temps n’effrayât pas Albertine

0411 - Cette Andrée qui m’avait paru la plus froide le premier jour

0412 - Comme Andrée était extrêmement riche, Albertine pauvre et orpheline

0413 - Sauf ces jours de pluie, comme nous devions aller en bicyclette sur la falaise

0414 - Autrefois j’eusse préféré que cette promenade eût lieu par le mauvais temps

0415 - Vous pourrez peut-être bientôt, lui dit Elstir, contempler les étoffes

0416 - De sorte que si avant ces visites chez Elsti

0417 - Souvent nous rencontrions les soeurs de Bloch

0418 - Mais quelquefois au lieu d’aller dans une ferme, nous montions jusqu’au haut de la falaise

0419 - Nos provisions épuisées, nous jouions à des jeux

0420 - Ce n’était pas seulement une matinée mondaine

0421 - Je m’en rendais compte et pourtant nous causions si peu

0422 - Parfois une gentille attention de telle ou telle

0423 - C’est à croire qu’elle a copié cela

0424 - L’admiration et l’attention avaient donné si chaud à Albertine qu’elle suait à grosses gouttes

0425 - Albertine ... c’était avec elle que j’aurais mon roman

0426 - L’état caractérisé par l’ensemble des signes auxquels nous reconnaissons

0427 - Mais pour une grande part, notre étonnement vient surtout de ce que l’être

0428 - Quant à l’harmonieuse cohésion où se neutralisaient

0429 - Je rejoignis Andrée, recommençai à lui faire des éloges d’Albertine

0430 - Nous étions sortis du petit bois

0431 - Nous allâmes retrouver les autres jeunes filles

0432 - Pendant tout ce retour, l’image d’Albertine noyée dans la lumière qui émanait des autres jeunes filles

0433 - Quelques jours après la partie de furet

0434 - Dans la semaine qui suivit je ne cherchai guère à voir Albertine

0435 - Je tâchai d’obtenir d’Elstir

0436 - Puisque Andrée ne m’avait pas cru quand je lui disais que la famille d’Albertine

0437 - Environ un mois après le jour où nous avions joué au furet

0438 - J’allai dîner avec ma grand-mère

0439 - J’avais cru que l’amour que j’avais pour Albertine

0440 - Si cette sorte de vogue qu’avait obtenue Albertine

0441 - Plaisant plus qu’elle ne voulait et n’ayant pas besoin de claironner ses succès, Albertine

0442 - Elle fut certainement désolée de n’avoir pu me faire plaisir

0443 - Mes rêves se retrouvaient libres maintenant de se reporter sur telle ou telle des amies d’Albertine

0444 - N’importe, Andrée, comme Rosemonde et Gisèle

0445 - Ce n’était plus simplement l’attrait des premiers jours, c’était une véritable velléité d’aimer

0446 - Il en était d’Albertine comme de ses amies

0447 - Sans doute leurs visages à toutes avait bien changé

0448 - J’avais remplacé au fond du cerveau de ces jeunes filles le mépris de la chasteté

0449 - Pour n’importe laquelle de mes amies de la petite bande

0450 - Les géographes, les archéologues nous conduisent bien dans l’île de Calypso

0451 - Puis les concerts finirent, le mauvais temps arriva, mes amies quittèrent Balbec

0452 - Parfois pourtant la pluie trop cinglante nous retenait

0453 - En somme j’avais bien peu profité de Balbec

0454 - Il avait fallu quitter Balbec en effet

0455 - Je savais que mes amies étaient sur la digue