LE COTE DE GUERMANTES - MARCEL PROUST
LE COTE DE GUERMANTES
0456 - Le pépiement matinal des oiseaux semblait insipide à Françoise
0457 - A l’âge où les Noms, nous offrant l’image de l’inconnaissable
0458 - Sans doute quelque forme se découpait à mes yeux en ce nom de Guermantes
0459 - Dans les fêtes qu’elle donnait, comme je n’imaginais pour les invités aucun corps
0460 - Dans la maison que nous étions venus habite
0461 - Mais elle était interrompue par les appels du giletier de la cour
0462 - Françoise, avec la fatigue de ses yeux de femme déjà âgée
0463 - D’ailleurs, plus récent dans la maison que le valet de chambre
0464 - Malgré l’air de morgue de leur maître d’hôtel, Françoise avait pu
0465 - La vie que je supposais y être menée dérivait d’une source si différente de l’expérience
0466 - Mais si l’hôtel de Guermantes commençait pour moi à la porte de son vestibule
0467 - Un jour que M. de Guermantes avait besoin d’un renseignement
0468 - Cette villa, cette baignoire, où Mme de Guermantes transvasait sa vie
0469 - Mon père avait au ministère un ami, un certain A.J. Moreau
0470 - Au moment où, profitant du billet reçu par mon père, je montais le grand escalier de l’Opéra
0471 - Je gagnai ma place, tout en cherchant à retrouver un vers de Phèdre
0472 - D’abord il n’y eut que de vagues ténèbres
0473 - Comme une grande déesse qui préside de loin aux jeux des divinités inférieures
0474 - Notre imagination étant comme un orgue de Barbarie détraqué
0475 - Cependant mes regards furent détournés de la baignoire de la princesse de Guermantes
0476 - Je n’eus plus la même indulgence qu’autrefois pour les justes intentions
0477 - Mon impression, à vrai dire, plus agréable que celle d’autrefois
0478 - C’était précisément ce que me montrait le jeu de la Berma
0479 - Au moment où cette seconde pièce commença
0480 - Peut-être Mme de Guermantes aurait-elle le lendemain un sourire
0481 - La raison pour quoi Mme de Cambremer se trouvait là était que la princesse de Parme
0482 - Mme de Cambremer n’eût-elle pas su que la baignoire appartenait à la princesse
0483 - Maintenant tous les matins, bien avant l’heure où elle sortait
0484 - En rentrant de l’Opéra, j’avais ajouté pour le lendemain
0486 - Je n’aurais pas senti moi-même que Mme de Guermantes était excédée de me rencontrer
0487 - Pour en revenir à Françoise, je n’ai jamais dans ma vie éprouvé une humiliation
0488 - J’aimais vraiment Mme de Guermantes
0489 - L’amitié, l’admiration que Saint–Loup avait pour moi
0490 - Saint–Loup arriva, remuant dans tous les sens, laissant voler son monocle
0491 - Un officier, grand, beau, majestueux, déboucha à pas lents et solennels
0492 - Pour revenir au son, qu’on épaississe encore les boules qui ferment le conduit auditif
0493 - Je regardais la photographie de sa tante et la pensée que Saint–Loup possédant
0494 - Mais, dès le second jour, il me fallut aller coucher à l’hôtel
0496 - Ce qu’on aurait fait le jour, il arrive en effet, le sommeil venant
0497 - Quand j’avais fini de dormir, attiré par le ciel ensoleillé
0498 - Mais un peu plus tard j’allai souvent voir le régiment faire du service en campagne
0499 - Les jours où il y avait repos et où Saint–Loup ne pouvait cependant pas sortir
0500 - Au sortir du quartier je faisais un tour
0501 - A sept heures je m’habillais et je ressortais pour aller dîner avec Saint–Loup
0502 - Le vent grandissait. Il était tout hérissé et grenu d’une approche de neige
0503 - Et pourtant j’étais touché de voir combien Saint–Loup se montrait autre à mon égard
0504 - Le troisième soir, un de ses amis auquel je n’avais pas eu l’occasion de parler
0505 - Je me plaisais surtout à causer avec ce jeune homme
0506 - Autant par politesse pour ses amis à qui les professions de foi dreyfusardes
0507 - Ces théories de Saint–Loup me rendaient heureux
0508 - Je ne suis pas fâché de ton approbation
0509 - Je me sentais séparé—non seulement de la grande nuit glacée
0510 - Je suis jaloux, je suis furieux, me dit Saint–Loup
0511 - Je n’arrivais pas tous les soirs au restaurant de Saint–Loup
0512 - J’appris qu’une querelle avait éclaté entre lui et sa maîtresse
0513 - On a dit que le silence était une force
0514 - Toute sa crainte était que je ne jugeasse mal sa maîtresse
0515 - En effet, au moment où on croyait que l’amie de Robert
0516 - Si le prince de Borodino ne voulait pas faire d’avances à Saint–Loup ni aux autres membres
0517 - Sans doute, fils ou petit-fils d’empereur, et qui n’avait plus qu’à commander un escadron
0518 - Un matin, Saint–Loup m’avoua
0519 - Ce jour-là, hélas, à Doncières, le miracle n’eut pas lieu
0520 - En arrivant auprès de Robert et de ses amis
0521 - Le lendemain matin, je me mis en retard
0522 - Je demandai à ces soldats que ma présence ne troublait pas
0523 - A ma demande d’aller voir les Elstirs de Mme de Guermantes
0524 - Cependant l’hiver finissait
0525 - Hélas! si pour moi rencontrer toute autre personne qu’elle
0526 - Saint–Loup vint à Paris pour quelques heures seulement
0527 - Le temps était redevenu froid. «Sortir? pourquoi?
0528 - Si, au moins, j’avais pu commencer à écrire
0529 - Saint–Loup, devant venir à Paris, m’avait promis de me mener
0530 - Ayant quitté Paris où, malgré le printemps commençant
0531 - Jamais Robert ne me parla plus tendrement de son amie
0532 - Tout à coup, Saint–Loup apparut accompagné de sa maîtresse
0533 - J’aurais aimé que nous puissions, toi et moi, attendre ensemble
0534 - En réalité, ces déjeuners «choses si gentilles» se passaient toujours fort mal
0535 - Elle parut vouloir obéir à Robert
0536 - Je cessai de prendre part à la conversation quand on parla théâtre
0537 - A ce moment on vint dire à Aimé qu’un monsieur
0538 - Bientôt on vint lui dire que Robert la faisait demander dans un cabinet particulier
0539 - Robert était seulement fâché que je ne voulusse pas briller
0540 - Un numéro du programme me fut extrêmement pénible. Une jeune femme
0541 - Mais le commencement de cette représentation m’intéressa
0542 - Quand, le rideau tombé, nous passâmes sur le plateau
0543 - Les décors encore plantés entre lesquels je passais
0544 - Robert avait cent fois raison. Mais les circonstances sont toujours si embrouillées
0545 - A ce moment, je vis Saint–Loup lever son bras
0547 - Ces incidents, et sans doute celui auquel il pensait le plus
0548 - Puis le talent n’est pas un appendice postiche qu’on ajoute artificiellement
0549 - Sans doute, au même moment où Mme Leroi
0550 - A cette première visite qu’en quittant Saint–Loup j’allai faire à Mme de Villeparisis
0551 - Mon Dieu, les ministres, mon cher monsieu
0552 - Certes si le matin Mme de Villeparisis avait compulsé
0553 - Au bout d’un instant entra d’un pas lent et solennel une vieille dame
0554 - Monsieur, j’crois que vous voulez écrire quelque chose
0555 - Le visiteur importun entra, marchant droit vers Mme de Villeparisis
0556 - Tenez, monsieur, si vous aimez la peinture, regardez le portrait
0557 - Mme de Guermantes s’était assise
0558 - L’excellent écrivain G—— entra
0559 - Si, dans le salon de Mme de Villeparisis, tout autant que dans l’église de Combray
0560 - Je croyais trouver Basin ici, il comptait venir vous voir
0561 - Je n’avais pas songé que Bergotte pût être considéré comme spirituel
0562 - Le comte d’Argencourt, chargé d’affaires de Belgique
0563 - Chacun s’était rapproché de Mme de Villeparisis pour la voir peindre
0564 - Elle n’avait avec ses parents princiers, pas plus qu’avec M. de Norpois
0565 - J’aime beaucoup de Saint–Loup-en-Bray, dit Bloch
0566 - Dis-moi, reprit Bloch en me parlant tout bas, quelle fortune peut avoir Saint–Loup?
0567 - Le maître d’hôtel n’avait pas dû exécuter d’une façon complète la commission
0568 - Avez-vous quelque chose sur le chantier?
0569 - Avant que M. de Norpois, contraint et forcé, n’emmenât Bloch
0570 - Vous savez de qui nous parlons, Basin? dit la duchesse à son mari
0571 - Pourtant, voyez Swann, objecta M. d’Argencourt
0572 - Il savait que la verve de sa femme avait besoin d’être stimulée par la contradiction
0573 - Bloch était flatté de surnager seul dans le naufrage universel
0574 - Le duc se parait de sa femme mais ne l’aimait pas
0575 - Cependant, ayant entendu le nom de Bloch
0576 - Bloch cherchait à pousser M. de Norpois sur le colonel Picquart
0577 - Peut-être la raison pour laquelle M. de Norpois parlait ainsi à Bloch
0578 - Bloch ne put arriver à le faire parler de la question de la culpabilité de Dreyfus
0579 - Vous, monsieur, dit Bloch, en se tournant vers M. d’Argencourt
0580 - La duchesse s’arrêta net, car une dame entrait qui était la vicomtesse de Marsantes
0581 - Écoute, dit Mme de Villeparisis à la duchesse de Guermantes
0582 - Tiens, quand on parle du Saint–Loup ... dit Mme de Guermantes
0583 - Le nom du prince gardait, dans la franchise
0584 - Mais le prince de Faffenheim n’était pas un naïf
0585 - L’hiver suivant, le prince fut très malade
0586 - La présence de Mme Swann avait pour moi un intérêt particulier
0587 - M. de Charlus fut bientôt assis à côté de Mme Swann
0588 - Je regardais M. de Charlus
0589 - J’ai raconté bien auparavant ma stupéfaction qu’un ami de mon père
0590 - Mme de Marsantes, qui faisait la dame d’honneur de la marquise
0591 - Que tu as été gentil, lui dis-je, comment te remercier?
0592 - Brusquement il s’arracha d’auprès de sa mère
0593 - Je sentais bien que ma présence ne pouvait faire aucun plaisir
0594 - Dans l’escalier, j’entendis derrière moi une voix
0595 - Revenons à vous, me dit M. de Charlus, et à mes projets sur vous
0596 - La duchesse de Guermantes semble très intelligente
0597 - Pour ma part, à peine rentré à la maison
0598 - Je remontai et trouvai ma grand’mère plus souffrante
0599 - Malgré cette compétence plus particulière en matière cérébrale et nerveuse
0600 - Comme une grande partie de ce que savent les médecins
0601 - Quand, après avoir reconduit le docteur du Boulbon
0602 - Je fus frappé comme elle était congestionnée
0603 - Enfin ma grand’mère sortit
0604 - MALADIE DE MA GRAND’MÈRE
0605 - Nous disons bien que l’heure de la mort est incertaine
0606 - Je mis ma grand’mère dans l’ascenseur du professeur E
0607 - Le soleil déclinait; il enflammait un interminable mur
0608 - Quand, grâce aux soins parfaits de Françoise, ma grand’mère
0609 - A cause des souffrances de ma grand’mère on lui permit la morphine
0610 - La maladie de ma grand’mère donna lieu à diverses personnes
0611 - Les visites qu’il nous faisait maintenant
0613 - Nous fûmes heureusement très vite débarrassés de la fille de Françoise
0612 - Nous eûmes—discrète attention de femme
0614 - Il y eut un moment où les troubles de l’urémie se portèrent sur les yeux
0615 - A Balbec, un jour où on avait sauvé malgré elle une veuve qui s’était jetée à l’eau
0616 - Selon notre médecin c’était un symptôme que la congestion du cerveau augmentait
0617 - Quelques jours plus tard, comme je dormais, ma mère vint m’appeler au milieu de la nuit
0618 - Je viens, mon cher monsieur, d’apprendre ces nouvelles macabres
0619 - Un beau-frère de ma grand’mère, qui était religieux
0620 - A ce moment, mon père se précipita, je crus qu’il y avait du mieux ou du pire
0621 - Pour revenir maintenant à ces heures de l’agonie
0622 - CHAPITRE DEUXIÈME - Bien que ce fût simplement un dimanche d’automne, je venais de renaître
0623 - C’est de mon lit que je regardais aujourd’hui ces souvenirs
0624 - Pour revenir en arrière, j’avais été d’autant plus troublé par la lettre de Robert
0625 - Albertine, cette fois, rentrait à Paris plus tôt que de coutume
0627 - Or, ce plaisir, qui en accomplissant mon désir m’eût délivré de cette rêverie
0628 - La nubilité plus accentuée s’était marquée quand Albertine, parlant d’une jeune fille
0629 - Sans doute il arrive que des femmes peu cultivées, épousant un homme fort lettré
0630 - Comme elle finissait cette phrase la porte s’ouvrit, et Françoise portant une lampe entra
0632 - Quand Françoise fut sortie de la chambre et Albertine rassise sur mon lit
0631 - Mais surtout, comme les écrivains arrivent souvent à une puissance de concentration
0635 - Les dernières applications de la photographie
0637 - Elle me parla de moi, de ma famille, de mon milieu social
0638 - Du reste les notions sociales d’Albertine étaient d’une sottise extrême
0639 - Je n’osai lui dire que je voulais tout subordonner à la possibilité de voir Mme de Stermaria
0640 - Albertine m’avait tant retardé que la comédie venait de finir
0641 - Et puis ç‘avait été fini
0642 - Quoi qu’il en fût, bien que n’ayant plus à chercher une boutique pour Jupien
0643 - Au moment où elle traversait le salon où j’étais assis
0644 - Désertée dans les milieux mondains intermédiaires
0645 - Cependant je dois dire qu’une surprise d’un genre opposé allait suivre
0646 - Quel cachottier que ce Mémé, s’écria-t-elle
0647 - Je terminerai ceci en disant qu’à un certain point de vue il y avait chez Mme de Guermantes
0648 - Les jours qui précédèrent mon dîner avec Mme de Stermaria
0649 - Ce qu’il me fallait, c’était posséder Mme de Stermaria
0650 - Sans doute déjà, bien avant d’avoir reçu la lettre de Saint–Loup
0651 - Mais dans cette île, où même l’été il y avait souvent du brouillard
0652 - Je pouvais même espérer d’écouter avec la jeune femme quelque clapotis de vagues
0653 - Il est certain qu’elle avait représenté tout autre chose pour moi, à Balbec
0654 - Certes, mes désirs de Balbec avaient si bien mûri le corps d’Albertine
0655 - Albertine me parlait peu, car elle sentait que j’étais préoccupé
0656 - Le lendemain, il fit froid et beau: on sentait l’hiver
0657 - Aussi n’était-ce plus tout à fait Mme de Stermaria que j’aurais désiré voir
0658 - Ce qui ajoutait à mon désespoir de ne pas voir Mme de Stermaria
0660 - J’ai dit (et précisément c’était, à Balbec, Robert de Saint–Loup
0661 - J’étais bien éloigné certes de vouloir demander à Saint–Loup
0662 - Si en descendant l’escalier je revivais les soirs de Doncières
0664 - L’un racontait que sa voiture, se croyant arrivée au pont de la Concorde
0665 - A propos du prince de Foix il convient de dire, puisque l’occasion s’en présente
0666 - Mais le prince de Foix, riche lui-même, appartenait non seulement à cette coterie élégante
0667 - En effet, il avait l’habitude de comparer toujours ce qu’il entendait
0668 - J’avais été obligé de déranger ma table
0669 - Cependant je regardais Robert et je songeais à ceci
0670 - Après être parti un instant pour veiller lui-même à la fermeture de la porte
0671 - Dis-moi pendant que j’y pense, me dit Robert, mon oncle Charlus
0672 - Il me parla d’amitié, de prédilection, de regret, bien que, comme tous les voyageurs
0673 - Ce que la familiarité d’un Guermantes—au lieu de la distinction qu’elle avait chez Robert
0674 - La duchesse ne m’ayant pas parlé de son mari
0675 - Et le duc était si mauvais mari, si brutal même
0676 - Cet éloignement imaginaire du passé est peut-être une des raisons
0677 - En quittant le vestibule, j’avais dit à M. de Guermantes
0678 - Seulement une fois en tête à tête avec les Elstir
0679 - Les gens qui détestaient ces «horreurs» s’étonnaient qu’Elstir admirât Chardin
0680 - Je fus émus de retrouver dans deux tableaux (plus réalistes, ceux-là
0681 - Pendant que je regardais les peintures d’Elstir
0682 - Le ministre espagnol (non sans que je rencontrasse, en route, le valet de pied
0683 - Tout d’abord, d’ailleurs, se produisit un double petit imbroglio
0684 - Si M. de Guermantes avait mis tant de hâte à me présenter
0685 - Son amabilité tenait à deux causes
0686 - Aussi, même dans les moments où elle ne pouvait pas faire de bien
0688 - C’est une très bonne femme, me dit M. de Guermantes de la princesse de Parme
0689 - Il faut ajouter qu’un des invités manquait, M. de Grouchy, dont la femme, née Guermantes
0690 - C’est timide et non majestueusement souverain qu’avait été ce signe du duc
0691 - Quand il voulait faire plaisir à quelqu’un, M. de Guermantes
0692 - L’autre raison de l’amabilité que me montra la princesse de Parme
0693 - Les Guermantes—du moins ceux qui étaient dignes du nom
0695 - Le même génie de la famille présentait à Mme de Guermantes
0696 - Un seul point sur lequel Guermantes et Courvoisier se rencontraient était dans l’art
0697 - Il est vrai que certaines Guermantes vous écrivaient dès les premières fois mon cher ami
0698 - Pour en revenir à l’antipathie qui animait les Courvoisier contre la duchesse de Guermantes
0699 - On peut imaginer combien cette «sortie» de Mlle de Guermantes sur Tolstoï
0700 - Aussi les faux hommes de lettres, ces demi-intellectuels que recevait Mme d’Argencourt
0701 - Authentique ou non, l’apostrophe de Mlle de Guermantes au grand-duc
0702 - Or, pour en revenir à Mme des Laumes
0703 - Beaucoup des amies de la princesse de Parme et avec qui la duchesse de Guermantes
0704 - Les jours habituels (après le dîner où elle avait toujours de très bonne heure
0705 - Une fois l’impétrante relevée et embrassée par la princesse
0706 - Chez certains (il faut d’ailleurs reconnaître que c’était l’exception)
0709 - Quant aux Guermantes selon la chair, selon le sang, si l’esprit des Guermantes
0710 - La princesse d’Épinay, qui aimait sa cousine
0711 - Comment, Oriane était ici?
0713 - Quand une femme intelligente, instruite, spirituelle, avait épousé un timide butor
0712 - Les Courvoisier n’étaient pas davantage capables de s’élever jusqu’à l’esprit d’innovation
0714 - Quant aux actions mondaines, c’était encore un autre plaisir arbitrairement théâtral
0715 - Le lecteur de bon sens garde encore une lueur de fidélité au sage ministre
0716 - Il faut d’ailleurs reconnaître que cette subtilité des hommes politiques
0717 - M. de Guermantes, à cette époque de sa vie, avait, au grand scandale des Courvoisier
0718 - Pour en revenir à ces décisions artificielles et émouvantes comme celles des politiciens
0719 - Mais c’est charmant aussi de rester au coin de son feu, répondait Mme de Guermantes
0720 - Parmi les éléments qui, absents des deux ou trois autres salons
0721 - D’ordinaire, ces belles figurantes avaient été ses maîtresses
0722 - Sans doute l’amour que M. de Guermantes avait eu successivement pour toutes
0723 - Cependant, en se mettant à table, la princesse de Parme se rappela
0724 - Le duc attacha sur sa femme
0725 - Vous parlez de correspondances, je trouve admirable celle de Gambetta
0726 - Irrité de l’interruption de sa femme, le duc la tint quelques instants sous le feu
0727 - Et tandis qu’un sourire désenchanté fronçait d’une gracieuse sinuosité sa bouche douloureuse
0728 - A tant de raisons de déployer son originalité locale, les écrivains préférés
0729 - Mais changeons de conversation, ajouta Mme de Guermantes
0730 - Malgré l’extrême fatigue qu’elle commençait à éprouver, la princesse était ravie
0731 - Je crois que vous connaissez M. Elstir, me dit la duchesse
0732 - Ce portrait ne doit pas déplaire à Mme de Gallardon, dit le duc
0733 - Je crois vous avoir vu à dîner chez elle le jour où elle a fait cette sortie à ce M. Bloch
0734 - Mais vous vous faites de ma tante l’idée qu’on s’en fait généralement
0736 - Ils ont si peu rompu que je l’ai trouvée il y a deux jours dans la garçonnière
0737 - Cette Rachel m’a parlé de vous, elle m’a dit que le petit Saint–Loup vous adorait
0738 - Ce pauvre général, il a encore été battu aux élections
0739 - Quelle jolie fleur, je n’en avais jamais vu de pareille
0740 - Babal, vous êtes divin, vous savez tout, s’écria la duchesse
0741 - On n’est pas très bien assis dans les meubles Empire, hasarda la princesse
0742 - Il est joli garçon, je crois?
0744 - Est-ce que M. de Norpois était là, demanda le prince Von
0745 - M. de Guermantes, heureux qu’elle me parlât avec une telle compétence
0746 - Mais en ce qui concerne M. Elstir, ajouta le prince
0747 - Mais, madame la duchesse, dit le prince irrité
0749 - Il y avait à Combray une rue de Saintrailles
0750 - Mme de Guermantes me tira de ma rêverie
0751 - Dans les familles bourgeoises on voit parfois naître des jalousies
0753 - Parfois, plus que d’une race, c’était d’un fait particulier, d’une date
0754 - Ainsi les espaces de ma mémoire se couvraient peu à peu de noms
0755 - Ornessan est plein d’esprit, il a de qui tenir, sa mère est Montjeu
0756 - D’ailleurs, ma curiosité historique était faible en comparaison du plaisir esthétique
0757 - A plusieurs reprises déjà j’avais voulu me retirer
0758 - Au reste ces filles fleurs étaient, à un degré étrange, faciles à être contentées
0759 - Au moment où j’allais partir, la dame d’honneur de la princesse rentra
0760 - Dans le vestibule où je demandai à un valet de pied mes snow-boots
0761 - Et ayant reconduit la princesse de Parme, M. de Guermantes me dit
0762 - De même les vers de Victor Hugo qu’elle m’avait cités
0765 - Non, ne vous dérangez pas, j’avais rendez-vous avec monsieur le baron
0766 - Ah! répondit-il d’un air méprisant
0767 - Je regardais M. de Charlus. Certes sa tête magnifique
0768 - Monsieur, je vous jure que je n’ai rien dit qui pût vous offenser
0769 - Ma colère n’avait pas calmé celle du baron
0770 - Alors d’une voix douce, affectueuse, mélancolique
0771 - Je traversai avec lui le grand salon verdâtre
0772 - Mais je pourrais la faire chercher sans vous déranger
0773 - C’est vraiment très beau, monsieur, à l’hôtel de la princesse de Guermantes
0774 - Il devait être fatigué et avoir renoncé à l’idée d’aller voir le clair de lune
0775 - Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d’inconnu
0776 - Beaucoup de choses que M. de Charlus m’avait dites avaient donné un vigoureux coup de fouet
0777 - Malgré ce qui tient aux divers points de vue subjectifs
0778 - Or, parmi les traits particuliers au salon de la princesse de Guermantes
0779 - Le jour où devait avoir lieu la soirée chez la princesse de Guermantes
0780 - Tenez, vous qui aimez la peinture
0781 - Faites entrer M. Swann», dit le duc
0782 - Pour le prince de Guermantes, dis-je, il est vrai, on m’avait dit qu’il était antisémite
0783 - Le dreyfusisme avait rendu Swann d’une naïveté extraordinaire
0785 - Mais, mon pauvre petit Basin, vous êtes un enfant qui vient de naître
0786 - Ah! il est vivant, s’écria le duc avec un soupir de soulagement
0787 - Le valet de pied rentra avec la carte de la comtesse Molé
0788 - Oui, mon petit Charles, je trouve que vous n’avez pas bonne mine du tout
0789 - Mme de Guermantes s’avança décidément vers la voiture et redit un dernier adieu à Swann
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