Ne pas laisser voir que c’était à la recherche de la Vérité que je partais

« J’ai trouvé plus probe et plus délicat comme artiste de ne pas laisser voir que c’était justement à la recherche de la Vérité que je partais, ni en quoi elle consistait pour moi.

 Je déteste tellement les ouvrages idéologiques où le récit n’est tout le temps qu’une faillite des intentions de l’auteur que j’ai préféré ne rien dire.

 Ce n’est qu’à la fin du livre, et une fois les leçons de la vie comprises, que ma pensée se dévoilera ».[…]

(Proust, lettre à Jacques Rivière de 1914, Correspondance, t. 13, Plon, 1985, p. 98)

Source:

Anne Herschberg Pierrot, Les notes de Proust | ITEM