Les grands ambitieux, et les misérables qui n'ont rien à perdre, aiment toujours le changement (Bossuet)

Après l'Egypte, Bossuet évoque la fin de la république romaine :

"...le nombre des pauvres s'augmentait sans fin par le luxe, par les débauches, et par la fainéantise qui s'introduisait.

Ceux qui se voyaient ruinés n'avaient de ressource que dans les séditions, et en tout cas se souciaient peu que tout pérît après eux.

On sait que c'est ce qui fit la conjuration de Catilina.

Les grands ambitieux, et les misérables qui n'ont rien à perdre, aiment toujours le changement.

Ces deux genres de citoyens prévalaient dans Rome; et l'état mitoyen, qui seul tient tout en balance dans les états populaires, étant le plus faible, il fallait que la république tombât."

(Pléiade, page 1024 - BOSSUET, Discours sur l'Histoire universelle)