Le principe du choix de la femelle

Ernst Mayr:

"...les femelles sont généralement très « farouches », n'acceptant nullement de copuler avec le premier mâle venu.

C'est un fait établi que les femelles exercent un choix, même si nous ne savons pas encore sur quels critères.

Cela contraste avec le comportement des mâles, lesquels sont souvent
prêts à s'accoupler avec n'importe quelle femelle de leur propre
espèce, ou même d'une autre espèce."

"Bien que le principe du choix de la femelle ait été défendu par la plupart des naturalistes ces cent dernières années, il fut rejeté par la majorité des biologistes et par presque tous les non-biologistes, pour la raison qu'il attribuait aux femelles une capacité de discrimination « qu'elles ne pouvaient vraisemblablement pas avoir ».

Les études récentes des éthologistes et des naturalistes de terrain ont cependant prouvé, de manière concluante, que, chez les vertébrés, mais aussi chez les insectes et autres invertébrés, les femelles sont généralement très « farouches », n'acceptant nullement de copuler avec le premier mâle venu.

En fait, le processus de sélection du mâle qui sera finalement admis à copuler demande beaucoup de temps. C'est un fait établi que les femelles exercent un choix, même si nous ne savons pas encore sur quels critères.

Cela contraste avec le comportement des mâles, lesquels sont souvent prêts à s'accoupler avec n'importe quelle femelle de leur propre espèce, ou même d'une autre espèce.

Les raisons de cette différence radicale entre mâles et femelles ont été soulignées par Bateman (1948) et approfondies par Trivers (1972), sur la base d'un principe d'investissement.

Un mâle a suffisamment de sperme pour inséminer de nombreuses femelles, et son investissement dans une seule copulation est très limité.

Une femelle, au contraire, produit relativement peu d'ovules, au moins chez les espèces où la femelle choisit et investit beaucoup plus de temps et de ressources dans la couvaison des œufs ou dans le développement des embryons et les soins apportes à la couvée après éclosion.

Elle peut perdre la totalité de son potentiel reproductif en faisant une erreur dans la sélection de son partenaire (par exemple, en produisant des hybrides inférieurs ou stériles).

Le principe du choix de la femelle explique nombre d'autres phénomènes auparavant énigmatiques, comme par exemple le fait que le mimétisme batésien est limité aux femelles. Celles-ci paraissent contre-sélectionner les mâles qui s'écartent trop de l'image, spécifique à l'espèce, du partenaire sexuel (mécanisme déclencheur)."

Ernst Mayr, Histoire de la biologie, I, pages 787-788

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Et alors cela nous apprend que ton amie Paris Hilton doit être un homme.

La taille (et l'intelligence) augment grace à l'IVG

"La taille (et l'intelligence) augment grace à l'IVG" -- C'est ce que certains soutiennent.

Explication : En raison de meilleures méthodes de contraception (au sens "plus efficaces"), les femmes sont mieux qu'avant capables de sélectionner le père de leur progéniture. La taille et l'intelligence étant liés à la réussite sociale qu'elles valorisent, elles s'orientent vers des hommes ayant ces caractéristiques ; qui transmises génétiquement à leur progéniture provoquent les augmentations spectaculaires observées et jusqu'à présent insuffisement expliquées par une meilleure nutrition.

(voir l'effet Flynn au sujet de l'augmentation du QI).

Est-ce vrai ? J'en sais rien, mais les mécanismes de l'évolution passant par la reproduction...

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