Destruction de l’autorité présidentielle…

L’insulte qu’a proféré Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture, à l’encontre d’un simple citoyen, pose le problème des rapports de l’autorité présidentielle avec le peuple.

Cet incident me semble être le plus grave de tout ceux qui ont eu lieu depuis son accession au sommet de l’État.

La raison en est simple.

En effet, si l’insulte envers un président de la République est puni de prison ferme, que signifie l’inverse, une insulte du président envers le premier électeur qui lui déplait par son comportement, ou par une réflexion ?

Il n’y a, bien sûr, pas de risque de voir Nicolas Sarkozy traîné devant les tribunaux pour avoir insulté un quidam !...

Mais c’est bien pire que cela.

En effet, par l’insulte qu’il a proféré, NICOLAS SARKOZY A SAPÉ SA PROPRE AUTORITÉ, car tout citoyen peut, maintenant, lors d’une réunion publique, arborer la célèbre maxime présidentielle sur un sac, un tee-shirt, ou, pire, lui lancer un « CASSE TOI PAUVRE CON » auquel il ne pourra pas répondre.

En effet, quel juge pourrait condamner un citoyen qui aurait insulté de cette façon le président ? Car vous, moi, n’importe quel anonyme, nous pouvons désormais répéter cette insulte devenue une référence de l’expression présidentielle.

Car si la parole du Christ « Aimez vous les uns les autres » peut être reprise, car elle est fondatrice des relations sociales, la parole de Nicolas Sarkozy, « Casse toi pauvre con », n’est rien d’autre que l’enseignement du mépris comme base des relations humaines.

Cet incident au salon de l’Agriculture révèle aussi le manque d’intelligence de Nicolas Sarkozy car il n’a pas compris qu’en insultant un individu il sapait, définitivement, son autorité présidentielle.

Où allons-nous avec un tel « Pauvre con » ?...

A vrai dire, je ne sais pas, mais je suis assez inquiet pour l’avenir car les dégâts se révéleront dans les semaines, et les mois qui viennent…

Jean-Charles Duboc

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