Chaque fois qu’elle déplaçait sa tête, elle créait une femme nouvelle - ALBERTINE LA PRISONNIERE - PROUST
"Moi qui connaissais plusieurs Albertine en une seule, il me semblait en voir bien d’autres encore reposer auprès de moi.
Ses sourcils, arqués comme je ne les avais jamais vus, entouraient les globes de ses paupières comme un doux nid d’alcyon.
Des races, des atavismes, des vices reposaient sur son visage.
Chaque fois qu’elle déplaçait sa tête, elle créait une femme nouvelle, souvent insoupçonnée de moi.
Il me semblait posséder non pas une, mais d’innombrables jeunes filles."
1129 LA PRISONNIERE - Moi qui connaissais plusieurs Albertine en une seule
Une page de Proust au hasard:







