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MARCEL PROUST - A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU
1073 - Brusque revirement vers Albertine - Je n’attendais qu’une occasion pour la rupture définitive
PROUST ET LE ROMAN - JEAN-YVES TADIE
PROUST EN BD - STEPHANE HEUET
PROUST - A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU - LA PLEIADE
PROUST - A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU - TEXTE INTEGRAL
A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU - PROUST - EDITION SONORE THELEME AUDIOBOOK Dussollier Wilson Renucci Gallienne Podalydès Lonsdale
LE TEMPS RETROUVE - MARCEL PROUST
1588 - La date à laquelle j'entendais le bruit de la sonnette du jardin de Combray
1587 - Je me disais aussi: Non seulement est-il encore temps
1586 - En tous cas, si j'avais encore la force d'accomplir mon oeuvre
1585 - Moi, c'était autre chose que les adieux d'un mourant à sa femme, que j'avais à écrire
1584 - Cette idée de la mort s'installa définitivement en moi comme fait un amour
1583 - L'accident cérébral n'était même pas nécessaire. Des symptômes
1582 - Si l'idée de la mort dans ce temps-là m'avait, ainsi, assombri l'amour
1581 - Je n'avais plus mon indifférence des retours de Rivebelle
1579 - A force de coller les uns aux autres ces papiers que Françoise appelait mes paperoles
1580 - Une condition de mon œuvre telle que je l'avais conçue tout à l'heure dans la bibliothèque
1577 - Je vis Gilberte s'avancer. Moi, pour qui le mariage de Saint-Loup
1578 - Enfin cette idée de temps, avait un dernier prix pour moi, elle était un aiguillon
1576 - Nous ne pourrions pas raconter nos rapports avec un être
1575 - L'étonnement que me causèrent les paroles de Gilberte et le plaisir
1574 - Est-ce que vous ne croyez pas, dis-je à la duchesse
1573 - M. de Guermantes ne gardait ses foudres que pour la duchesse sur les libres fréquentations
1572 - Ainsi, dans le faubourg St-Germain, ces positions en apparence imprenables du duc et de la duchesse de Guermantes
1571 - Le vieux duc ne sortait plus, car il passait ses journées et ses soirées chez Odette
1570 - La vie de la duchesse ne laissait pas d'ailleurs d'être très malheureuse
1569 - A ce moment se produisit un incident inattendu. Un valet de pied vint dire à Rachel que la fille de la Berma
1568 - Si les jugements que la duchesse porta ensuite sur Rachel
1567 - Le passé s'était tellement transformé dans l'esprit de la duchesse
1566 - Je dis à Mme de Guermantes que j'avais rencontré M. de Charlus
1565 - On peut dire ce qu'on veut, c'est admirable, cela a de la ligne, du caractère
1564 - Il ne faut pas s'étonner que l'ancienne maîtresse de Saint-Loup débinât la Berma
1563 - Je me rendais compte que le temps qui passe n'amène pas forcément le progrès dans les arts
1562 - Mais un des amis de Bloch étant arrivé en retard
1561 - C'était bien beau, dit-il à Rachel
1560 - La conversation que nous tenions Gilberte et moi fut interrompue par la voix de Rachel
1559 - Or, pendant ce temps, avait lieu à l'autre bout de Paris un spectacle bien différent
1558 - Il faut ajouter qu'une vive antipathie qu'avait depuis peu pour Gilberte la versatile duchesse
1556 - Mais comment venez-vous dans des matinées si nombreuses?
1557 - La duchesse hésitait encore par peur d'une scène de M. de Guermantes
1555 - Ainsi peut-être la vue d'Andrée rappelait à Gilberte le roman de jeunesse
1554 - Dans toute cette conversation, Gilberte m'avait parlé de Robert
1553 - Je m'étais assis à côté de Gilberte de Saint-Loup
1551 - Mais si elle n'est pas morte
1552 - Une dame sortit, car elle avait d'autres matinées
1550 - Que devient la marquise d'Arpajon? demanda Mme de Cambremer
1549 - Sans doute la vie, en mettant à plusieurs reprises ces personnes sur mon chemin
1548 - Une chose me frappa plus encore chez tous ces êtres
1546 - Et combien de fois ces personnes étaient revenues devant moi
1547 - Ce n'était pas que l'aspect de ces personnes
1545 - Plus d'une des personnes que cette matinée réunissait
1544 - La bonté, simple maturation qui a fini par sucrer des natures plus primitivement acides
1543 - Des changements produits dans la société
1542 - L'amie de Bloch et de la duchesse de Guermantes
1541 - Dès que j'eus fini de parler au Prince de Guermantes, Bloch
1540 - Les personnes qui n'auraient pas dû, selon l'ancien code social
1539 - Certes, même ce changement extérieur dans les figures
1538 - Bloch m'ayant demandé de le présenter au maître de maison
1537 - L'aspect de Mme de Forcheville était si miraculeux
1536 - On part de l'idée que les gens sont restés les mêmes et on les trouve vieux
1535 - D'ailleurs même chez les hommes qui n'avaient subi qu'un léger changement
1533 - Sans doute certaines femmes étaient encore très reconnaissables
1534 - Une grosse dame me dit un bonjour
1532 - Chose curieuse, le phénomène de la vieillesse
1531 - Tous ces gens avaient mis tant de temps à revêtir leur déguisement
1530 - Les femmes tâchaient à rester en contact
1528 - A un visage, linéairement le même, il suffisait pour qu'il semblât autre
1529 - Il y avait des hommes que je savais parents d'autres
1527 - Et pourtant en complet contraste avec ceux-ci
1526 - Chez d'autres invités dont le visage était intact, l'âge se marquait autrement
1525 - Si certaines femmes avouaient leur vieillesse en se fardant
1524 - Or, à tous ces idées, la cruelle découverte que je venais de faire relativement au Temps
1523 - Une jeune femme me dit: "Voulez-vous que nous allions dîner
1522 - Chez certains êtres le remplacement successif
1521 - En entendant la duchesse de Guermantes dire : Comment, si j'ai connu le maréchal?
1520 - Presque aussitôt après quelqu'un parla de Bloch
1519 - Une jeune femme que j'avais connue autrefois, maintenant blanche et tassée en petite vieille maléfique
1517 - En d'autres êtres d'ailleurs, ces changements, ces véritables aliénations
1518 - Par tous ces côtés, une matinée comme celle où je me trouvais
1516 - Si M. d'Argencourt venait faire cet extraordinaire numéro
1515 - A ce moment le maître d'hôtel vint me dire que le premier morceau étant terminé
1514 - La jalousie est un bon recruteur qui, quand il y a un creux dans notre tableau, va nous chercher dans la rue la belle fil
1513 - Le prince d'Agrigente avait-il fini par épouser Mlle X.?
1512 - L'intelligence n'a point de peine alors à baser sur cette différence une théorie
1510 - Si je m'étais toujours tant intéressé aux rêves que l'on a pendant le sommeil
1511 - Je m'étais rendu compte que seule la perception grossière et erronée place tout dans l'objet
1509 - De ma vie passée, je compris encore que les moindres épisodes
1508 - D'ailleurs, même quand elle ne fournit pas en nous la découvrant, la matière de notre œuvre
1507 - Il n'est pas certain que pour créer une œuvre littéraire, l'imagination et la sensibilité
1506 - Quant aux vérités que l'intelligence - même des plus hauts esprits
1505 - Il me fallait donc rendre leurs sens aux moindres signes qui m'entouraient (Guermantes, Albertine, Gilberte, Saint-Loup,
1504 - Ce travail de l'artiste, de chercher à apercevoir sous de la matière
1503 - Comment la littérature de notations aurait-elle une valeur quelconque
1502 - Même dans les joies artistiques qu'on recherche
1501 - Or si quand il s'agit du langage inexact de l'amour propre
1500 - Une image offerte par la vie, nous apporte en réalité à ce moment-là des sensations multiples
1499 - L'idée d'un art populaire comme d'un art patriotique
1498 - Bien plus, une chose que nous vîmes à une certaine époque
1497 - Oui, en ce sens-là, en ce sens-là seulement
1496 - Ainsi j'étais déjà arrivé à cette conclusion que nous ne sommes nullement libres devant l'œuvre d'art
1494 - De sorte que ce que l'être par trois et quatre fois ressuscité en moi venait de goûter
1495 - Le livre intérieur de ces signes inconnus
1493 - Rien qu'un moment du passé? Beaucoup plus, peut-être
1492 - Et peut-être, si tout à l'heure je trouvais que Bergotte
1491 - En roulant les tristes pensées que je disais il y a un instant j'étais entré dans la cour de l'hôtel de Guermantes
1490 - Quant aux "joies de l'intelligence", pouvais-je ainsi appeler ces froides constatations
1489 - Je descendis de nouveau de voiture un peu avant d'arriver chez la princesse de Guermantes
1487 - M. de Charlus demanda à s'asseoir sur un fauteuil pour se reposer pendant que Jupien
1488 - On m'a raconté qu'à cette époque-là
1486 - La duchesse de Létourville, qui n'allait pas à la matinée de la princesse de Guermantes
1485 - Maman allant justement à un petit thé chez Mme Sazerat
1484 - Ma longue absence de Paris n'avait pas empêché d'anciens amis
1483 - Matinée chez la princesse de Guermantes - La nouvelle maison de santé dans laquelle je me retirai
1482 - Saint-Loup causa, sinon par sa mort
1481 - Il avait dû être bien beau en ces dernières heures
1480 - Robert m'avait souvent dit avec tristesse, bien avant la guerre
1479 - Mon départ de Paris se trouva retardé par une nouvelle qui par le chagrin
1478 - Enfin la berloque sonna comme j'arrivais à la maison
1477 - Or, les aberrations sont comme des amours où la tare maladive
1476 - Tout en me rapprochant de ma demeure
1474 - Dès le début de l'alerte, j'avais quitté la maison de Jupien
1475 - Certains des habitués plus que de retrouver leur liberté morale
1473 - Dans une même salle de la maison de Jupien beaucoup d'hommes
1472 - Il paraît qu’il a un million à manger par jour
1471 - Comme il est simple, jamais on ne dirait un prince
1470 - La mauvaise impression du baron fut d'ailleurs accrue
1468 - Je descendis et rentrai dans la petite antichambre où Maurice
1469 - Le patron, pour en revenir à la scène de l'hôtel
1467 - Le baron en voulait même légèrement à Jupien
1466 - Quelque chose pourtant me frappa qui n'était pas sa figure
1465 - Il faisait une nuit transparente et sans un souffle
1464 - Mais il faut revenir en arrière. Je descends les boulevards à côté de M. de Charlus
1463 - Malheureusement, dès le lendemain, disons-le tout de suite, M. de Charlus
1462 - La nuit était aussi belle qu'en 1914, comme Paris était aussi menacé
1460 - Que cette parenthèse sur Mme de Forcheville m'autorise
1461 - Après le raid de l'avant-veille, où le ciel avait été plus mouvementé que la terre
1459 - M. de Charlus qui pouvait être si agréable devenait odieux
1457 - La guerre se prolongeait indéfiniment
1458 - C'est du reste une étrange chose ajouta M. de Charlus
1456 - Mais enfin, je ne peux que supposer ce que j'aurais fait si je n'avais pas été acteur
1455 - M. de Charlus allait plus loin que ne pas souhaiter passionnément la victoire de la France
1454 - Mais les coups qu'elles échangeaient étaient réglés par cette boxe
1453 - Quant au changement qui avait affecté les plaisirs de M. de Charlus
1452 - Mais si M. de Charlus et Mme Verdurin ne se fréquentaient plus
1451 - Morel qui était au bureau de la presse
1450 - Tout en me rappelant la visite de Saint-Loup j'avais marché
1449 - Il faut dire pourtant que si la guerre n'avait pas modifié le caractère de Saint-Loup
1448 - Je demandai à Saint-Loup si cette guerre avait confirmé ce que nous disions des guerres passées
1447 - Je crus comprendre que Robert avait trouvé aux armées des ressources
1446 - Quand Saint-Loup était entré dans ma chambre
1445 - Elle ne dormait plus, ne mangeait plus, se faisait lire les communiqués
1444 - Je songeais que je n'avais revu depuis bien longtemps
1443 - Avant l'heure où les thés d'après-midi finissaient
1442 - Tous ces téléphonages de Mme Verdurin
1441 - Les choses étaient tellement les mêmes, tout en paraissant différentes
1440 - D'ailleurs les Verdurin, par le progrès fatal de l'esthétisme qui finit par se manger la queue
1439 - Je dois du reste dire que la connaissance du mari d'Andrée
1438 - M. Bontemps ne voulait pas entendre parler de paix avant que l'Allemagne eût été réduite
1437 - Le Louvre, tous les musées étaient fermés
1436 - M. de Charlus pendant la guerre - Un des premiers soirs dès mon nouveau retour à Paris en 1916
1435 - Ces idées tendant, les unes à diminuer, les autres à accroître mon regret de ne pas avoir de dons pour la littérature
1434 - Dans l'éveil de l'amour, de la beauté, chez l'artiste
1433 - Tout à l'autre extrémité de l'expérience
1432 - Je résolus de laisser provisoirement de côté les objections
1431 - Je m'arrêtai là, car je partais le lendemain
1430 - Là-dessus, l'été suivant, ils revenaient, logeant toute une colonie d'artistes
1429 - Vous ne pouvez pas comprendre cela, vous autres Occidentaux
1428 - Avant-hier tombe ici, pour m'emmener dîner chez lui, Verdurin
1427 - J'étais triste ce dernier soir en remontant dans ma chambre
1426 - Un autre jour je revins à la charge et demandai encore à Gilberte si Albertine aimait les femmes
1425 - Il est possible que Morel, étant excessivement noir, fut nécessaire à Saint-Loup
1424 - Saint-Loup insistait pour que je restasse à Tansonville
1423 - Françoise qui avait déjà vu tout ce que M. de Charlus avait fait pour Jupien
1422 - Une fois que j'avais quitté Gilberte assez tôt
1421 - Toute la journée, dans cette demeure de Tansonville
ALBERTINE DISPARUE (LA FUGITIVE) - MARCEL PROUST
1420 - Ce qu’il y avait eu de réel sous l’apparence d’alors
1419 - Je n’aurais d’ailleurs pas à m’arrêter sur ce séjour que je fis du côté de Combray
1418 - Ce n’était pas seulement la méchanceté, la rancune de l’ancien pauvre contre le maître
1417 - Je compris qu’une séparation avait failli se produire entre Robert et sa femme
1416 - La personne qui profita le moins de ces deux unions fut la jeune Mademoiselle d’Oloron
1415 - Ces deux mariages dont nous parlions déjà avec ma mère
1414 - Les gens du monde qui n’avaient fait aucune attention à Gilberte
1413 - D’autres amies de ma mère, qui avaient vu Saint-Loup
1411 - Le train entrait en gare de Paris
1412 - Ce que je devais apprendre par la suite
1410 - Nouvel aspect de Robert de Saint-Loup - Oh! c’est inouï, me dit ma mère
1409 - Quand j’appris, le jour même où nous allions rentrer à Paris, que Mme Putbus, et par conséquent sa femme de chambre
1408 - La veille de notre départ, nous voulûmes pousser jusqu’à Padoue où se trouvaient ces Vices et ces Vertus
1407 - Le lendemain je partais à la recherche de ma belle place nocturne
1406 - Mais alors je songeai: je tenais à Albertine plus qu’à moi-même
1405 - J’aurais été incapable de ressusciter Albertine
1404 - Parfois, au crépuscule, en rentrant à l’hôtel je sentais que l’Albertine d’autrefois, invisible
1403 - Pourtant M. de Norpois avait à sa dévotion un très ancien journal français
1402 - Le prince, pour mettre le marquis à l’aise
1400 - Le soleil était encore haut dans le ciel quand j’allais retrouver ma mère
1401 - Alors M. de Villeparisis
1399 - Et pour aller chercher maman qui avait quitté la fenêtre
1398 - Séjour à Venise - Ma mère m’avait emmené passer quelques semaines à Venise
1397 - Sans être précisément de ceux-là j’allais peut-être, maintenant qu’Albertine était morte
1396 - Quand Andrée fut partie, l’heure du dîner était arrivée
1395 - Il n’y a pas une idée qui ne porte en elle sa réfutation possible
1394 - Comme certains bonheurs, il y a certains malheurs qui viennent trop tard
1393 - Le souvenir d’Albertine était devenu chez moi si fragmentaire
1392 - Une autre personne chez qui l’œuvre de l’oubli en ce qui concernait Albertine
1391 - Peut-être alors la fatigue et la tristesse que je ressentais
1390 - Par une autre réaction (bien que ce fût la distraction – le désir de Mlle d’Éporcheville
1389 - Et ce n’est pas seulement à l’égard de Swann que Gilberte
1388 - Quant à Mlle de Forcheville
1387 - Quand M. de Guermantes eut terminé la lecture de mon article
1386 - Elle aimait aussi parler du prince d’Agrigente et de M. de Bréauté
1385 - Malgré cela, dans son snobisme il y avait de l’intelligente curiosité de Swann
1384 - Sans doute, Gilberte n’allait pas toujours aussi loin
1383 - On apporta des cartes qu’un valet de pied venait de déposer
1382 - Justement je venais de remarquer dans le salon deux dessins d’Elstir
1381 - Quant à Gilberte, elle fut d’autant plus heureuse de voir tomber la conversation
1380 - Un mois après, la petite Swann, qui ne s’appelait pas encore Forcheville
1379 - Quant à Gilberte, toutes les personnes qui l’aimaient et avaient un peu d’amour-propre pour elle
1378 - Cependant, quand Swann fut mort, il arriva que la décision de ne pas recevoir sa fille
1377 - À toutes les raisons, tirées de la façon Guermantes de comprendre la vie mondaine
1376 - En entrant dans le salon, je vis la jeune fille blonde que j’avais crue
1375 - Après le déjeuner, quand j’allai chez Mme de Guermantes, ce fut moins pour Mlle d’Éporcheville
1374 - Je voyais Bloch, M. de Guermantes, Legrandin, tirer
1373 - J’ouvris le Figaro. Quel ennui! Justement le premier article
1372 - Un instant avant que Françoise m’apportât la dépêche
1371 - Dès lors je ne pouvais plus croire à une homonymie
1370 - Un peu plus loin je vis un groupe de trois jeunes filles un peu plus âgées, peut-être des jeunes femmes
1369 - D’ailleurs, à Balbec, quand j’avais désiré connaître Albertine la première fois
1368 - La première de ces étapes commença au début de l’hiver
1367 - Mademoiselle de Forcheville - Ce n’était pas que je n’aimasse encore Albertine
1366 - Je ramenais avec moi les filles qui m’eussent le moins plu, je lissais des bandeaux à la vierge
1365 - Associées maintenant au souvenir de mon amour, les particularités physiques
1364 - Les romanciers prétendent souvent, dans une introduction, qu’en voyageant dans un pays
1363 - Du vivant d’Albertine, je n’eusse pas osé demander à Andrée des confidences
1362 - Pour la première fois elle me semblait belle
1361 - Sans doute, un fait comme celui des Buttes-Chaumont
1360 - J’essayais parfois de prendre les journaux
1359 - Toute la journée, je continuais à causer avec Albertine
1357 - D’ailleurs ces reprises de mon amour pour Albertine morte
1358 - D’ailleurs un mot n’avait même pas besoin, comme Chaumont
1356 - Si encore ce retrait en moi des différents souvenirs d’Albertine
1355 - Il y a, dans certaines affections, des accidents secondaires que le malade
1354 - D’autres fois mon chagrin prenait tant de formes
1353 - Maintenant Albertine, lâchée de nouveau, avait repris son vol
1351 - Je me voyais perdu dans la vie comme sur une plage illimitée où j’étais seul
1352 - Les instants que j’avais vécus auprès de cette Albertine-là
1350 - Sans doute c’est parce que dans cette arrivée silencieuse et délibérée d’Albertine
1349 - Enfin je voyais devant moi, dans cette arrivée d’Albertine à la douche
1348 - Pour comprendre à quelle profondeur ces mots entraient en moi
1347 - Monsieur voudra bien me pardonner
1346 - Albertine avait beau n’exister dans ma mémoire
1345 - Je n’avais pas encore reçu de nouvelles d’Aimé
1344 - Si elle avait pu savoir ce qui allait arriver, elle serait restée
1343 - Mes curiosités jalouses de ce qu’avait pu faire Albertine
1342 - Pourquoi ne m’avait-elle pas dit : J’ai ces goûts
1341 - Du moins j’étais heureux qu’avant de mourir elle m’eût écrit cette lettre
1339 - Comme elle accourait vite me voir, à Balbec
1340 - Et pourtant ces douloureuses, ces inéluctables vérités
1338 - Et, à vrai dire, je ne l’avais jamais possédé
1336 - D’ailleurs notre tort n’est pas de priser l’intelligence, la gentillesse d’une femme
1337 - Tous ces instants si doux que rien ne me rendrait jamais
1335 - Un matin je crus voir la forme oblongue d’une colline
1334 - Cette chambre où nous dînions ne m’avait jamais paru jolie
1333 - Ce qui remplissait mon cœur maintenant était, au lieu de haineux soupçons
1332 - Sans doute, puisque j’avais des doutes sur la vie, sur la mort d’Albertine
1330 - Tout d’un coup c’était un souvenir que je n’avais pas revu depuis bien longtemps
1331 - Parfois je me heurtais dans les rues obscures du sommeil
1329 - Les changements de l’atmosphère
1328 - Si j’avais peine à penser qu’Albertine, si vivante en moi
1327 - Comment m’avait-elle paru morte
1326 - De sorte que ces quelques années n’imposaient pas seulement au souvenir d’Albertine
1325 - Sans doute ces nuits si courtes durent peu
1324 - Bientôt les bruits de la rue allaient commencer
1323 - Que le jour est lent à mourir par ces soirs démesurés de l’été
1322 - Je demandai l’heure à Françoise
1321 - Alors ma vie fut entièrement changée
1320 - Pour que la mort d’Albertine
1319 - Je laissai toute fierté vis-à-vis d’Albertine, je lui envoyai un télégramme
1318 - Et cependant, comme j’aurais menti maintenant si je lui avais écrit
1317 - La lettre d’Albertine n’avançait en rien les choses
1316 - Mon ami, merci de toutes les bonnes choses
1315 - Pourquoi eussé-je cru qu’Albertine n’aimait pas les femmes ?
1314 - Du reste si, du matin au soir, je ne cessais de souffrir du départ d’Albertine
1313 - En faisant la chambre d’Albertine, Françoise, curieuse
1312 - J’ai dit que l’oubli commençait à faire son œuvre
1311 - Le temps passe, et peu à peu tout ce qu’on disait par mensonge devient vrai
1310 - Le résultat de cette lettre me paraissant certain, je regrettai de l’avoir envoyée
1309 - Sans doute, de même que j’avais dit autrefois à Albertine : Je ne vous aime pas
1308 - J’écrivis à Albertine
1307 - Puisque Manon revenait à Des Grieux
1306 - Bientôt, le silence de Saint-Loup se prolongeant, une anxiété
1305 - Quand il put y avoir un télégramme de Saint-Loup
1304 - Tu es sûr, me dit Robert, que je peux offrir comme cela à cette femme
1303 - Saint-Loup que je savais à Paris avait été mandé par moi
1302 - On se souvient que quand je résolus de vivre avec Albertine et même de l’épouser
1301 - Quant aux moyens de ramener Albertine
1300 - L’esprit dans lequel Albertine était partie
1299 - La souffrance, prolongement d’un choc moral imposé, aspire à changer de forme
1298 - En me promettant à moi-même qu’Albertine serait ici ce soir
1297 - Ce malheur était le plus grand de toute ma vie
1296 - Tout cela ne signifie rien, me dis-je, c’est même meilleur que je ne pensais
1295 - Le plus pressé était de lire la lettre d’Albertine
1294 - Le chagrin et l’oubli - Mademoiselle Albertine est partie! Comme la souffrance va plus loin en psychologie
LA PRISONNIERE - MARCEL PROUST
1293 - Quand ainsi le départ d’Albertine n’aurait plus d’inconvénients
1292 - Nous revînmes très tard, dans une nuit où, çà et là, au bord du chemin, un pantalon rouge à côté d’un jupon révélaient de
1291 - Au fond, nous n’avons faim ni l’un ni l’autre, on aurait pu passer chez les Verdurin, me dit Albertine
1290 - Ce jour-là et le lendemain nous sortîmes ensemble, puisque Albertine ne voulait plus sortir avec Andrée
1289 - Quand je vis que d’elle-même elle ne m’embrassait pas
1288 - Dans la journée, Françoise avait laissé échapper devant moi qu’Albertine
1287 - Bientôt les nuits raccourcirent davantage
1285 - Quelquefois il faisait un si beau clair de lune, qu’une heure après qu’Albertine était couchée
1286 - L’hiver cependant finissait ; la belle saison revint
1284 - Et peut-être, pourtant, entièrement fidèle je n’eusse pas souffert d’infidélités
1283 - Ce n’était pas, du reste, que de la musique de lui que me jouait Albertine
1282 - Mais je peux au moins croire que Baudelaire n’est pas sincère. Tandis que Dostoïevski
1281 - Les phrases de Vinteuil me firent penser à la petite phrase et je dis à Albertine
1280 - Sans pousser plus loin cette comparaison, je sentais que les rumeurs
1279 - Je m’étais si bien rendu compte qu’il serait absurde d’être jaloux de Mlle Vinteuil et de son amie, puisqu’Albertine
1278 - Alors, pour changer le cours de mes pensées, plutôt que de commencer avec Albertine une partie
1277 - Il faudra que nous nous occupions bientôt de vos robes de Fortuny, dis-je un soir à Albertine
1276 - Si le but d’Albertine était de me rendre du calme
1275 - Albertine ne me dit pas plus, à partir de cette soirée
1274 - Ce matin-là, pendant qu’Albertine dormait et que j’essayais de deviner ce qui était caché en elle
1273 - Laquelle des deux hypothèses était la vraie ?
1272 - Venez dans ma chambre dans cinq minutes pour que je puisse vous voir un peu, mon petit chéri
1271 - J’aurais eu tort d’être heureux de la petite comédie
1270 - Ma petite Albertine, répondis-je, vous êtes bien gentille
1269 - J’avais les larmes aux yeux
1268 - Ce soir-là je pensai que, parmi les autres causes
1267 - Mais Léa a été, tout le temps de ce voyage, parfaitement convenable avec moi, me dit Albertine
1265 - Mon esclavage, encore perçu par moi
1266 - Je me souvins avec horreur d’un soir
1264 - En analysant d’après cela, d’après le système invariable de ripostes
1263 - Cette peur qu’Albertine allât peut-être me dire
1262 - Cette fois-ci encore, je n’avais pas le temps de garder un trop long silence
1261 - Je ne savais que dire, ne voulant pas paraître étonné, et écrasé par tant de mensonges
1260 - Je dois dire que ce qui m’avait paru le plus grave et m’avait le plus frappé comme symptôme
1259 - Albertine ne m’avait jamais dit qu’elle me soupçonnât d’être jaloux d’elle
1258 - Comment, c’était la même Albertine d’aujourd’hui
1257 - Nos fiançailles avaient pris une allure de procès et donnaient à Albertine
1255 - Disparition d’Albertine - Voyant l’heure, et craignant qu’Albertine ne s’ennuyât
1256 - Nous étions arrivés devant la porte
1254 - Pour revenir en arrière, à la soirée Verdurin
1253 - Tandis que M. de Charlus, assommé sur le coup par les paroles que venait de prononcer Morel et l’attitude de la Patronne
1252 - L’ambassadeur disgracié, le chef de bureau mis brusquement à la retraite
1251 - Mais nous avons trop anticipé, car tout ceci ne se passa qu’après la soirée Verdurin
1250 - Déjà, dans l’esprit rusé de Morel, avait germé une combinaison
1249 - Lâche comme je l’étais déjà dans mon enfance à Combray
1248 - Je retire ce que j’ai dit, dit Charlus d’une voix aiguë et maniérée, vous êtes un puits de science
1247 - Je dis à M. de Charlus mon regret que M. Brichot se fût dérangé
1246 - Cependant Ski s’était assis au piano
1245 - Rien qu’en parlant avec cette faconde, M. de Charlus irritait Mme Verdurin
1244 - Les autres invitées de M. de Charlus s’en allèrent assez rapidement
1243 - M. de Charlus recommença, au moment où, la musique finie
1242 - Au reste, le contraste apparent, cette union profonde entre le génie (le talent aussi et même la vertu) et la gaine de vi
1241 - Ce qu’elle avait permis, grâce à son labeur, qu’on connût de Vinteuil, c’était à vrai dire toute l’œuvre de Vinteuil
1240 - Comme dans les illisibles carnets où un chimiste de génie
1238 - Mais bien vite, le motif triomphant des cloches ayant été chassé
1239 - Cette patrie perdue, les musiciens ne se la rappellent pas
1237 - Je regardai la Patronne, dont l’immobilité farouche
1235 - Il faut rendre pourtant cette justice à M. de Charlus
1236 - En voyant se ranger sur la petite estrade non pas seulement Morel et un pianiste
1234 - M. de Charlus avait, à Balbec, finement critiqué devant moi Mme de Vaugoubert
1233 - Ce qui perdit M. de Charlus ce soir-là fut la mauvaise éducation
1232 - M. de Charlus s’éloigna avec Morel
1231 - Pour en revenir à M. de Charlus, Mme Verdurin n’eût pas trop souffert s’il n’avait mis à l’index que la comtesse Molé
1230 - Mme Verdurin était furieuse et décidée à « éclairer » Morel sur le rôle ridicule et odieux que lui faisait jouer M. de Ch
1229 - A ce moment M. Verdurin vint à notre rencontre
1228 - M. de Charlus était en train de donner son pardessus avec des recommandations d’habitué
1226 - M. de Charlus, qui l’avait connu depuis longtemps par Swann
1227 - Au moment où nous allions sonner à la porte de l’hôtel, nous fûmes rattrapés par Saniette
1225 - Quant aux autres jeunes gens, M. de Charlus trouvait qu’à son goût pour eux l’existence de Morel
1224 - Et qu’est devenu, ajouta-t-il en se tournant vers moi, votre jeune ami hébreu
1223 - M. de Charlus n’avait jamais été, dans la vie, qu’un amateur
1222 - Il est possible que le baron fût sincère quand il parlait de Morel comme d’un bon petit camarade
1221 - Il y a longtemps que vous l’avez vu ? demandai-je à M. de Charlus
1220 - C’est comme ça, Brichot, que vous vous promenez la nuit avec un beau jeune homme
1219 - Les grosses plaisanteries de Brichot
1218 - Pour revenir à des réalités plus générales, c’est de cette mort prédite et pourtant imprévue de Swann
1217 - La mort de Swann m’avait à l’époque bouleversé. La mort de Swann
1216 - J’avais en moi deux produits de ma journée
1215 - Bien que la conduite qu’il avait eue avec la nièce de Jupien
1214 - Je dis à Albertine, peu en train, m’avait-elle dit, pour m’accompagner chez les Guermantes
1213 - Après le dîner, je dis à Albertine que j’avais envie de profiter
1212 - Pour revenir à Albertine, je n’ai jamais connu de femmes douées plus qu’elle d’heureuse aptitude au mensonge
1211 - Le témoignage des sens est lui aussi une opération de l’esprit
1210 - J’appris, ai-je dit, ce jour-là que Bergotte était mort
1209 - Il se répétait : Petit pan de mur jaune avec un auvent
1208 - Il consulta les médecins qui, flattés d’être appelés par lui, virent dans ses vertus de grand travailleur
1207 - Dans les mois qui précédèrent sa mort, Bergotte souffrait d’insomnies
1205 - J’appris que ce jour-là avait eu lieu une mort qui me fit beaucoup de peine, celle de Bergotte
1206 - Il y avait des années que Bergotte ne sortait plus de chez lui
1204 - Tout être aimé, même dans une certaine mesure, tout être est pour nous comme Janus
1203 - Pour lui faire paraître sa chaîne plus légère
1202 - Certes, si elle avait les goûts que je lui avais crus
1201 - Je dois ajouter qu’Albertine admirait beaucoup chez moi un grand bronze
1200 - Parfois, dans les heures où elle m’était le plus indifférente
1199 - Plus loin une autre fillette était agenouillée près de sa bicyclette
1198 - La vie de ces jolies filles
1197 - Si ma vie avec Albertine devait m’empêcher d’aller à Venise
1196 - Comme on fait à la veille d’une mort prématurée, je dressais le compte des plaisirs
1195 - J’avais à peine le temps d’apercevoir, aussi séparé d’elles derrière la vitre
1194 - Peu à peu mon agitation se calma, Albertine allait rentrer
1193 - Ce fut malheureusement un des éclats de cette nervosité méchante
1192 - Je ne sais pourquoi le cours de mes rêveries
1191 - Mais malgré la richesse de ces œuvres où la contemplation de la nature
1190 - La musique, bien différente en cela de la société d’Albertine
1189 - Les robes même que je lui achetais, le yacht dont je lui avais parlé, les peignoirs de Fortuny, tout cela ayant dans cett
1188 - J’étais prêt, Françoise n’avait pas encore téléphoné
1187 - Je recommandai à Françoise, quand elle aurait fait sortir Albertine
1186 - D’ailleurs, qui sait si elle ne connaissait pas Léa et n’irait pas la voir dans sa loge ?
1185 - Je m’aperçus que la petite laitière était toujours là
1184 - Sans doute je n’en étais qu’à la première de ces affirmations pour Léa
1182 - Je me mis à lire la lettre de maman
1183 - Hélas ! une fois auprès de moi, la blonde crémière
1181 - De blanchisseuse, un dimanche, il ne fallait pas penser qu’il en vînt
1180 - Laissant ces pensées, maintenant qu’Albertine était sortie
1179 - J’étais, en tous cas, bien content qu’Andrée accompagnât Albertine au Trocadéro
1178 - Une fois Albertine sortie, je sentis quelle fatigue était pour moi cette présence perpétuelle
1177 - En plus du plaisir de savoir le goût qu’Albertine avait pour eux
1175 - La résurrection ne vient pas tout de suite
1176 - Puis une tristesse m’envahissait
1174 - De ce que le monde du rêve n’est pas le monde de la veille
1173 - Ainsi échangeâmes-nous des paroles menteuses
1172 - Françoise m’apporta le Figaro
1171 - Certes, la fantaisie, l’esprit de chaque marchand ou marchande
1170 - Le lendemain de cette soirée où Albertine m’avait dit
1169 - Je pouvais prendre sa tête, la renverser, la poser contre mes lèvres, entourer mon cou de ses bras
1168 - Aussi parfois, certains soirs, j’eus recours à une ruse qui me donnait le baiser d’Albertine
1167 - Chaque minute me rapprochait du bonsoir d’Albertine
1166 - Ce n’était plus l’apaisement du baiser de ma mère à Combray, que j’éprouvais auprès d’Albertine
1165 - Certes, j’avais quelques remords d’être aussi irritant à l’égard d’Albertine
1164 - Je crois que