La fortune moyenne des milliardaires canadiens est supérieure à celle des Américains. Le premier Québécois est Paul Desmarais et ses 4 milliards de dollars
Paul Desmarais est le Québécois le plus riche
Le Canada compte 23 milliardaires
Le Canada compte peu de milliardaires comparativement à son statut de deuxième plus grand pays du monde.
À titre de comparaison, les États-Unis en dénombrent 415, l’Allemagne 55 et la Russie 53, selon Forbes.
La fortune moyenne des milliardaires canadiens est cependant supérieure à celle des Américains: soit de 3,1G$ contre 2,8G$ au sud de la frontière.
Au sommet de l’Everest canadien on retrouve le magnat des médias et de la presse, David Thomson, avec une fortune de 22G$.
Le premier Québécois à y figurer est Paul Desmarais et ses 4G$.
Les autres Québécois présents sont Charles Bronfman, Stephen Jarislowsky, Lino Saputo, Jean Coutu et Guy Laliberté.
ARGENT - Le Canada compte 23 milliardaires
PAUL DESMARAIS politique






















2 Responses to “La fortune moyenne des milliardaires canadiens est supérieure à celle des Américains. Le premier Québécois est Paul Desmarais et ses 4 milliards de dollars”
By SARKOZY on Sep 12, 2007
Afghanistan : Desmarais impliqué dans le rapprochement Sarkozy-Bush ?
par Pierre Dubuc.
12 septembre 2007
L’aut’journal, Montréal, 11 septembre 2007.
Le 27 août dernier, Nicolas Sarkozy annonçait que la France allait « accentuer ses efforts en Afghanistan ». Au mois d’octobre, la France déplacera six avions Mirage de la base qu’elle loue au Tadjikistan vers la base de Kandahar. Avant la fin de l’année, l’armée française va également dépêcher des avions Rafale en Afghanistan.
La mission de ces avions sera « sous la responsabilité des états-majors américains » selon un expert militaire français cité par le Canard enchaîné du 5 septembre. Un membre de l’état-major militaire français, cité par le même journal, explique que tout cela « démontre que la France va bientôt reprendre toute sa place au sein de l’Otan, et toutes ses responsabilités dans l’Alliance atlantique » tout en rappelant que « de Gaule avait pourtant pris de sacrées distances avec ces instances dominées par les USA… »
Total en Irak, la France en Afghanistan
Comment expliquer cette implication française dans le bourbier afghan ? La réponse se trouve sans doute dans cette information voulant que la compagnie américaine Chevron ait accepté que Total prospecte avec elle le champ pétrolifère de Majnoun en Irak, autrefois attribué à Elf (l’ancêtre de Total) du temps de Saddam Hussein et dont les réserves sont estimées à 12 milliards de barils.
En échange d’une plus grande implication de la France en Afghanistan - qui, en plus de ses avions, a 1 100 militaires stationnés à Kaboul - les États-Unis consentiraient à partager avec la France l’exploitation des richesses pétrolières irakiennes.
Pareil deal où on s’implique en Afghanistan pour se racheter de ne pas avoir participé à la guerre en Irak a des antécédents. Un récent reportage de Radio-Canada sur la guerre en Afghanistan préparé par Jean-François Lépine nous apprenait que le Canada avait cherché, après avoir refusé de participer à la guerre en Irak, à revenir dans les bonnes grâces des États-Unis en s’engageant dans des zones plus risquées en Afghanistan.
Desmarais, Sarkozy et la famille Bush
Que vient faire Paul Desmarais dans tout cela ? Il faut savoir que Power Corporation est un des principaux actionnaires de Total et qu’un membre de la famille Desmarais siège sur le conseil d’administration de la pétrolière.
Desmarais est un proche de Sarkozy et de la famille Bush. George Bush le père et Nicolas Sarkozy sont des habitués du domaine Sagard que possède la famille Desmarais dans Charlevoix. La rumeur veut que Desmarais ait joué le rôle de « facilitateur » dans l’organisation de la visite estivale de Sarkozy à la résidence des Bush à Kennebunkport dans le Maine.
C’est à son retour à Paris après cette rencontre avec les Bush que Sarkozy a annoncé à des représentants des corps diplomatiques l’implication accrue de la France en Afghanistan et que l’Iran « pourrait être attaqué militairement s’il ne renonce pas à son programme nucléaire ».
Gaz de France, Suez et Rabaska
Les accointances de Desmarais et Sarkozy ne s’arrêtent pas là. Dernièrement, Sarkozy a autorisé la privatisation de la société d’État Gaz de France (GDF) au profit du groupe Suez. Après avoir promis, il y a quelques années, aux organisations syndicales qu’il ne permettrait jamais que l’État détienne moins de 70% du capital de GDF, l’actuelle privatisation ne laisse que 34% du capital à l’État français.
Le Canard enchaîné du 5 septembre titrait : « Suez-GDF : une bonne affaire pour les amis milliardaires de Sakozy ». Le journal satirique français rappelle que l’actionnaire principal de Suez « est le milliardaire belge Albert Frère, un intime de Sarko, associé à la plus grosse fortune canadienne, Paul Desmarais, qui invita naguère le Président en vacances ».
Soulignons que Albert Frère et Paul Desmarais étaient les deux seuls non-Français présents au restaurant le Fouquet’s à Paris pour célébrer la victoire de Sarkozy le soir des élections présidentielles françaises.
Il n’est pas inutile de rappeler que Gaz de France, maintenant contrôlé par Power Corporation par l’intermédiaire de Suez, est un des principaux groupes intéressés dans le projet de port méthanier Rabaska à Lévis.
Gaz de France, Hydro-Québec et l’Institut économique de Montréal
Pour la presse française, la privatisation de GDF annonce une hausse du prix du gaz. Cela nous rappelle qu’une étude toute récente de l’Institut économique de Montréal favorable à la privatisation d’Hydro-Québec était un vibrant plaidoyer pour une augmentation des tarifs d’électricité.
Une des principales raisons invoquées par les auteurs de l’étude était de rendre le gaz naturel plus compétitif avec l’électricité. On parle bien entendu du gaz naturel qui arrivera par navires à Rabaska. Une partie du gaz naturel sera exportée aux Etats-Unis, l’autre partie servira de substitut à l’électricité afin, là aussi, d’augmenter les exportations d’électricité du Québec vers les États de la cote Est américaine.
Bouclons la boucle en soulignant que les éditorialistes des grands médias de Gesca, propriété de Power Corporation, sont pour la mission en Afghanistan, ont applaudi à tout rompre l’élection de Nicolas Sarkozy dont ils proposent le programme de droite comme modèle pour le Québec et appuient sans réserve le projet Rabaska.
La Presse, le Soleil et les autres médias de Gesca ont également accordé un traitement princier à cette étude de l’Institut économique, largement financé par Power Corporation et dont la p.d-g. est nulle autre qu’Hélène Desmarais, la fille de Paul Desmarais.
Pierre Dubuc
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5439
By Palmarès on Oct 16, 2007
Palmarès
Les 25 personnalités les plus influentes du monde des affaires
Par Louis-Philippe Messier
Le Journal de Montréal
Le top 25 des gens d’affaires d’influence comporte bon nombre d’octogénaires, dont Jean Coutu, Paul Desmarais et Stephen Jarislowski. Une période de passation définitive du pouvoir à la tête de certains fleurons du Québec inc. s’avère donc imminente. Avec quelles conséquences? Trois des spécialistes derrière le palmarès du Journal ont consulté leur boule de cristal.
Les Québécois pourraient perdre certaines des compagnies qui font leur fierté quand leurs fondateurs, souvent très âgés, passeront définitivement le relais, croit Raymond Théorêt, professeur de finance à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.
«Le contexte de la mondialisation se prête mal à la gestion familiale de grandes entreprises obligées de croître constamment. En période de transition, celles-ci auront plus de chances de faire l’objet d’une acquisition ou d’une prise de contrôle par des intérêts étrangers», explique-t-il.
M. Théoret se demande si, à terme, les bâtisseurs d’empires commerciaux peuvent engendrer autre chose que des rentiers… «Les héritiers profitent de la société des loisirs parce qu’ils ont beaucoup d’argent, alors voudront-ils se sacrifier pour l’entreprise familiale en y travaillant sans relâche comme leur aïeul?», se questionne M. Théoret, dubitatif.
Un barrage à l’argent: l’orgueil
Lui aussi membre du comité de sélection du top 25, Denis Morin envisage, quant à lui, l’avenir des grandes entreprises familiales avec plus d’optimisme. «Ne sous-estimons pas la fierté des empires commerciaux familiaux. Ils ne se laisseront pas acheter facilement», dit ce professeur de gestion des resources humaines à l’UQAM.
«Le Québec perdra peut-être certains de ses fleurons au profit d’étrangers, c’est vrai, reconnaît M. Morin. Mais au cours du dernier quart de siècle, les Québécois se sont taillé une place prépondérante dans le monde des affaires. Je ne vois pas pourquoi cela cesserait.»
Laurent Lapierre, professeur à HEC Montréal, partage ce point de vue. «Avant qu’un Rémi Marcoux ou qu’un de ses héritier vende Transcontinental, par exemple, crois-moi qu’il y aura pas mal de discussions animées autour de la table de cuisine!», s’exclame-t-il.
Selon MM. Morin et Lapierre, le pouvoir de ramollissement de l’argent sur les futures générations d’héritiers aura un contrepoids psychologique de taille: l’orgueil.
To buy or not to buy
M. Lapierre ajoute que les investisseurs n’achètent pas au gros prix une entreprise à succès pour la modifier de fond en comble et la déraciner du pays où elle a vu le jour. Si l’un des fleurons du Québec inc. se faisait acheter par des intérêts étrangers, en somme, cela n’équivaudrait pas nécessairement à une perte.
«Si c’est juste une question d’argent, ça ne change rien à la compagnie elle-même. Ça signifie seulement que l’argent dans la compagnie vient d’une autre personne. Or, l’argent mondial est déjà ici, au sein des fleurons du Québec inc.!», dit M. Lapierre.
Si le Cirque du Soleil était acheté par Walt Disney, par exemple, le géant américain aurait tout avantage à ne rien changer à une compagnie qui remporte autant de succès. «Prêtons un minimum d’intelligence aux acheteurs étrangers. Ils ne dépenseront pas des centaines de millions pour acquérir une formule gagnante made in Québec et ensuite la changer», soutient-il.
Dans le monde du spectacle et de la publicité, le Québec s’est récemment doté d’une culture managériale unique, souligne M. Lapierre. Il donne l’exemple de Guy Laliberté et de Jean-François Bouchard, fondateur de l’agence de publicité Sid Lee.
«Ce sont des entreprises qui pratiquent un mode de gestion basé sur le chaos contrôlé. Des patrons supervisent le tout. Mais tout le monde est encouragé à mettre son nez dans les affaires des autres, personne ne travaille dans son coin. Même le concierge peut donner son avis sur un projet», explique M. Lapierre.
Autrement dit, un fleuron du Québec inc. qui passerait entre des mains étrangères ne cesserait pas pour autant d’être «québécois».
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LE PALMARÈS
LE TOP 10:
1. Paul Desmarais et ses héritiers
2. Jean Coutu
3. Guy Laliberté
4. André Chagnon
5. Laurent Beaudoin
6. Pierre Karl Péladeau
7. Henri-Paul Rousseau
8. Stephen Jarislowsky
9. Rémi Marcoux
10. Charles Sirois
LE JURY:
- Laurent Lapierre, professeur titulaire à HEC Montréal, titulaire de la Chaire de leadership Pierre-Péladeau et membre associé de la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Marcoux.
- Denis Moffet, professeur titulaire au département de finance et assurance, faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.
- Yvon Gasse, directeur du Centre d’entreprenariat et de PME et directeur du département des relations internationales, faculté des sciences de l’administration, Université Laval.
- Peter Todd, doyen à la faculté de gestion Desautels de l’Université McGill.
- Raymond Théoret, Ph.D., professeur titulaire de finance à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et chroniqueur mensuel au «Pouls de l’économie», au journal Les Affaires.
- Denis Morin, professeur agrégé au département d’organisation et de ressources humaines, École des sciences de la gestion de l’UQAM.
- Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat du Québec.
La firme Confluences Communications a supervisé l’ensemble de l’étude.