JEUNE CHANTEUSE : A

COMEDIENNES | ACTRICES

CHANTEUSES - COMEDIENNES



VIDEOS - CLIPS



JOSPIN AU 20 H DE TF1



L’intégralité de l’intervention télévisée de Lionel Jospin

“… Moi, j’ai essayé d’agir constamment, en particulier au cours des dernières années où j’ai été en responsabilité, dans l’intérêt des français. En 2002, si je suis parti, c’est parce que j’ai pensé qu’il me revenait d’assumer la responsabilité de la défaite et qu’il fallait le faire par un acte symbolique fort, c’est-à-dire en renonçant à toutes mes fonctions politiques et à mes mandats, à ne pas m’accrocher à des mandats, comme beaucoup le font…”

Voir la vidéo de l’intervention de Lionel Jospin

PPDA : Et puis notre invité ce soir sera Lionel Jospin, de retour après plusieurs mois de silence, nous l’interrogerons sur la présidentielle de l’an prochain de ses enjeux mais aussi ses acteurs, tout le monde a envie de savoir ce que sera son choix.
Et vous Lionel Jospin ? bonsoir d’abord

Lionel Jospin :
Bonsoir

PPDA :
Pour vous, Lionel Jospin, que le meilleur gagne ? que la France gagne ?

Lionel Jospin :
Oui, naturellement, j’étais venu… Je suis venu pour vous parler de choses plutôt sérieuses (intervention PPDA : on en parlera tout à l’heure!) mais honnêtement c’est un plaisir pour moi que d’avoir l’occasion de participer à la fête avec vous en quelque sorte, parce que çà a été une superbe soirée, hier soir et une très belle victoire pour l’équipe de France.

PPDA :
C’est peut être pas très sérieux, mais c’est bon pour le moral de la Nation ça de toute façon non?

Lionel Jospin :
Oui, mais il faut d’abord parler de l’équipe puisqu’on parle de foot donc il ne faut pas récupérer sur le plan politique ce qui se passe sur le terrain footballistique, moi j’ai surtout trouvé une équipe très bien préparée physiquement et tactiquement et il faut donc féliciter les entraîneurs et tout son staff parce que ils ont été un peu décrié et puis j’ai trouvé que ces joueurs français talentueux s’étaient hissés à la hauteur de leur potentiel face à une équipe très bonne donc eh bien c’est ça surtout que je veux mettre en valeur, le succès…

PPDA :
Et les vieux c’est pas si mal ?

Lionel Jospin :
(Sourires) Là encore ne faisons pas d’assimilation avec la politique mais disons qu’il y a eu une dimension psychologique dans ce match c’est que au fond ses compétiteurs formidables, notamment Zidane mais aussi les autres, (ils) n’ont pas accepté la façon dont on les a traités que ce soit l’entraîneur espagnol peut-être un peu la presse espagnole qui pourtant aime Zidane et donc je crois qu’il y a eu une dimension de révolte qui a aidé à l’affirmation de tout le potentiel de cette équipe donc chacun doit en tirer une leçon, pas d’arrogance, jamais d’arrogance en football… Comme en politique.

PPDA :
Ni ailleurs, bon ben on reparle de 2007, tout à l’heure.

Interruption, suite du JT et après le long sujet sur le foot et parlant de ce qu’avait dit le Premier Ministre.

PPDA :
Comme promis maintenant nous retrouvons Lionel Jospin pour parler de 2007.
Dans la tribune que vous donniez hier au Monde, vous disiez à un moment donné pour parler des enjeux, vous disiez aux militants de choisir celui ou celle qui peut gouverner la France avec succès, là, j’imagine que vous pensiez à ce que disaient les sondages de vous, pendant cinq ans, rassembler la gauche, c’est-à-dire peut-être la gauche plurielle, que vous aviez animé, obtenir la confiance des Français, pour l’instant c’est plutôt Ségolène Royale, si l’on en juge par les sondages puis diriger l’Etat républicain, est-ce que c’est un portrait-robot de l’homme ou de la femme idéale ?

Lionel Jospin :
C’est surtout le dernier chapitre de cet article dans le Monde et le seul où j’évoque la question des candidatures parce qu’au contraire ma démarche a été de penser qu’il fallait,10 mois quand même,10 mois quand même de la présidentielle, nous n’y sommes pas encore, surtout insister sur les problèmes de fond et c’est pourquoi en fait mon article je l’ai centré sur les problèmes de la France, sur les enjeux que l’élection présidentielle aura à traiter et à dénouer, et je veux rester donc dans la logique de mon intervention.

PPDA :
A 10 mois de la présidentielle, mais à trois mois de la désignation par les socialistes de leur candidat, c’est quand même important ça aussi ?

Lionel Jospin :
Oui, mais pour ça nous en parlerons peut-être un petit peu plus plus tard, si vous voulez, je crois surtout que la situation de la France n’est pas bonne, la majorité a échoué dans sa politique, le couple de l’exécutif, président/premier ministre bat des records d’impopularité et que en même temps on sent bien, surtout après l’intervention du président de la république que les choses ne vont pas changer d’ici l’année prochaine alors il est d’autant plus important d’essayer d’occuper ce temps à poser les problèmes du pays pour que, en 2007, on parle de ces grands enjeux (tentative d’intervention de PPDA incompréhensible.) et cette élection présidentielle 2007 va être, à mon sens, une des plus importantes des dernières années, de toutes ces dernières années, de la Ve république, et c’est pourquoi j’ai voulu m’exprimer sur les questions de fond en évoquant notamment quatre enjeux qui à mon sens sont majeurs pour le pays.

PPDA :
Alors, dans ces enjeux il y a par exemple, l’insécurité, vous aviez vous même reconnu que vous aviez peut-être péché par naïveté avant 2002, là qu’est ce que vous pensez de l’action menée, non par le couple de l’exécutif mais le troisième personnage qui est Nicolas Sarkozy ?

Lionel Jospin :
Alors, dans ma vision des choses, je mets au premier plan, comme premier enjeux, central, majeur, la question du travail et de l’emploi, c’est-à-dire le choix de la politique économique qui devra être conduite après 2007 parce qu’il me semble que c’est de là que tout part. (tentative d’intervention de PPDA : mais là de ce côté là cela va un peu mieux ) la question de l’insécurité puisque c’est là-dessus que vous m’interrogez est une question centrale qu’il faut traiter vigoureusement et largement c’est-à-dire dans sa dimension à la fois répressive et préventive, policière et judiciaire mais aussi sociale et éducative et avec une visée, l’intégration, et en la liant à une conception de la république, c’est-à-dire d’une société dans laquelle il existe des droits et devoirs que chacun doit respecter autour de règles que les plus puissants, eux mêmes, qu’ils détiennent un pouvoir politique ou qu’ils détiennent le pouvoir de l’argent doivent respecter parce que si eux respectent ces règles alors il est plus facile d’appliquer avec vigueur la loi, la rigueur de la loi contre ceux qui ont des comportements déviants donc je suis heureux qu’il faille mettre au premier plan les questions de sécurité et, quand par exemple, Ségolène Royale évoque ces questions, eh bien, si elle peut contribuer à convaincre, après moi, notamment après ce que j’ai dit dans mon livre il y a quelques mois, une partie de la gauche que ces questions de la sécurité sont essentielles, ce n’est pas moi que cela va chagriner, bien au contraire.

PPDA :
Ca veut dire que vous signez ses propositions?

Lionel Jospin :
Non, enfin je dis non, la question des propositions que l’on fait, de l’état d’esprit dans lesquels on les présente et de ce rapport plus global à une vraie vision républicaine est une question qui peut faire débat, mais insister sur les problèmes de sécurité cela est essentiel.

Pour ce qui concerne M. Sarkozy, d’abord constatons qu’il a échoué sur un point central puisqu’il y a une augmentation majeure des crimes et des violences faites contre les personnes qui sont finalement les atteintes les plus graves à la sécurité de nos compatriotes, et puis surtout dans le cas de M. Sarkozy, plus globalement c’est ce que j’évoque dans mon article, je suis assez fortement critique à son égard parce que au fond il m’inquiète. Il propose mais en même temps il ne propose pas de rompre avec ce que nous ne voulons plus voir, à savoir, l’appropriation clanique de l’État, du pouvoir politique, l’opacité de l’État, les querelles violentes entre les acteurs politiques, et il propose par contre une rupture, où je crains plus exactement, qu’il n’entraîne une rupture sur des choses, au contraire, auxquelles nous sommes profondément attachés, c’est-à-dire une certaine conception de la France républicaine et non communautaire, indépendante et non atlantiste, keynésienne et pensant à partager les fruits du travail économique et non pas strictement libéral du point de vue économique.

PPDA :
Alors puisqu’on parle de Nicolas Sarkozy, il vient de déclarer un instant sur France 3 à propos de votre candidature ou éventuelle candidature « ça fait des mois qu’il tourne autour du pot, si il a envie d’y aller qu’il dise ! » Alors est-ce que vous avez envie de nous dire ce soir que vous vous présentez à l’élection présidentielle ?

Lionel Jospin :
Moi, j’ai essayé d’agir constamment, en particulier au cours des dernières années où j’ai été en responsabilité, dans l’intérêt des français. En 2002, si je suis parti, c’est parce que j’ai pensé qu’il me revenait d’assumer la responsabilité de la défaite et qu’il fallait le faire par un acte symbolique fort, c’est-à-dire en renonçant à toutes mes fonctions politiques et à mes mandats, à ne pas m’accrocher à des mandats, comme beaucoup le font.(tentative d’intervention PPDA, mais à ce moment là….) Depuis (reprise tentative PPDA … Vous disiez que ce retrait était définitif) … Non je ne crois pas que cet adjectif vous le trouverez dans ma déclaration de l’époque… Mais ça n’est pas le problème, c’est juste (retentative de PPDA excusez-moi mais j’ai entendu je me retire définitivement de la vie politique) donc, depuis la question de la candidature, pour moi, ne s’est pas pas posée et vous savez qu’elle sera abordée et tranchée à l’automne par les socialistes.

Si, il apparaissait que je suis le mieux placé pour rassembler les socialistes, pour rassembler la gauche, pour rassembler le pays, pour assumer la charge de l’État, pour exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d’aujourd’hui et pour proposer aux français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes, parce que le pays n’est pas en déclin, il est en crise dans une crise profonde et pour proposer des orientations, alors, je me poserai la question, bien évidemment.

PPDA :
Moi je vous la pose ? c’est au conditionnel mais ça voudrait dire que les autres candidats ne seraient pas à la hauteur ?

Lionel Jospin :
Non, je pense que le parti socialiste a des talents multiples, divers, dont le talent de Ségolène Royale que vous évoquiez tout à l’heure, et que donc les socialistes de toute façon se donneront un bon candidat en 2007.
Pour ce qui me concerne, ce que penseront, le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, les principaux responsables du parti socialiste, sera un élément tout à fait important et de toute façon, bien sûr, ce sont les adhérents du parti socialiste qui le décideront par un vote.
Pour-moi donc, aujourd’hui, à quelques mois de ce moment où des décisions auront à être prises, eh bien cette question est une question ouverte.

PPDA :
Eh bien je vous invite à venir y répondre définitivement le jour où vous aurez décidé d’y répondre, merci beaucoup Monsieur le premier ministre.

Sorry, comments for this entry are closed at this time.


VIDEOBLOG