Claude Lelouch: Je n’ai plus du tout envie de faire confiance à mon intelligence. Je trouve qu’aujourd’hui, elle a trop le sens des affaires. L’instinct, lui, est dans l’essentiel
Claude Lelouch:
Chaque film invente celui d’après. J’ai fait 41 films. Je me nourris plus de mes échecs que de mes succès. Roman de gare est plus un film fait sur l’instinct. Je n’ai plus du tout envie de faire confiance à mon intelligence. Je trouve qu’aujourd’hui, elle a trop le sens des affaires. L’instinct, lui, est dans l’essentiel. J’ai retrouvé un peu le côté animal que j’avais quand je faisais mes premiers films et j’en suis très content. À l’avenir, je vais privilégier ma part d’irrationnel.
…
Qu’est-ce qui d’après vous relie entre eux les personnages centraux de Roman de gare ?
Le fait qu’ils se mentent tous, qu’ils se racontent des histoires. C’est un peu comme dans la vie. Quand les gens ne sont pas satisfaits de leur personnalité, ils en essaient une autre. Le personnage principal (joué par Dominique Pinon) est victime de son physique. Comme on dit en France, il a le délit de sale gueule. En même temps, c’est ce physique qui fera qu’Huguette (Audrey Dana) n’essaiera pas de le séduire.
suite de l’entretien:
Claude Lelouch: un retour en grâce | Le Soleil | Cyberpresse



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