BYRON à la comtesse de Blessington : mes habitudes sont peu propres à faire le bonheur d’une femme… J’aime la solitude



Byron confiera à la comtesse de Blessington :

“Je ne me dissimule pas que mes goûts et mes habitudes sont peu propres à faire le bonheur d’une femme, quelle qu’elle soit…

J’aime la solitude, elle est devenue pour moi un besoin, j’ai la manie de m’enfermer de longues heures; et encore avec celle que j’aime je suis distrait, maussade, sombre.”

“Byron accueillera avec un vif mécontentement la nouvelle de la grossesse d’Annabella : “Encore un instrument de torture qui me vient de vous !”

C’est, en plus dur, le mot du Bouddha, quand on lui annonce la naissance d’un fils : “Une chaîne m’est forgée”.

Nietzsche dira : Aut liberi, aut libri.

Et Cioran : “si j’avais des enfants, je les étranglerais sur l’heure”.

(Matzneff, La diététique de lord Byron, pages 112-113)

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