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AURELIE FILIPPETTI : Pourquoi je quitte les verts : Dérives antidémocratiques, confiscation du pouvoir par un quarteron d’apparatchiks, répartition des postes au gré des liens de vassalité, méthodes d’intimidation contre ceux qui souhaitent conserver leur liberté de parole, attaques ad hominem, calomnie et fausses rumeurs tiennent trop souvent lieu d’arguments politiques.



Aurélie Filippetti

Pourquoi je quitte les verts

29/10/06 : COMMUNIQUE DE PRESSE D’AURELIE FILIPPETTI
Après 7 ans au sein du mouvement des Verts français et plusieurs campagnes, j’ai décidé de quitter les Verts.

Depuis 7 ans, j’ai vu partir beaucoup de militants qui avaient adhéré, comme moi, portés par l’espérance immense en l’écologie politique et en une autre manière de faire de la politique, et qui ont été découragés par le fonctionnement groupusculaire des Verts.

Le nombre des adhérents a stagné d’année en année, désormais il baisse, alors même que les préoccupations écologiques se font plus pressantes dans l’opinion publique – sans que jamais cela ne conduise à une quelconque remise en cause du fonctionnement des Verts ni du comportement de quelques-uns de ses apparatchiks.

__C’est au nom des idées de justice, de renouvellement démocratique, et de tolérance, pour lesquelles je me suis engagée en politique, que je ne cautionnerai plus un mouvement dont la pratique est en constante contradiction avec ses idéaux affichés. __ Les Verts ne servent plus la cause de l’écologie, mais seulement les intérêts de quelques-uns, qui préfèrent conserver leur pré carré plutôt que d’ouvrir un parti qui manque cruellement d’air.

En tant qu’enfant d’ouvrier, je constate que les blocages des structures internes et la culture groupusculaire ont empêché l’élargissement de la base électorale et militante des Verts aux catégories populaires, sur des bases sociales et non communautaristes.

Le spectacle désolant souvent offert à la presse ne reflète que partiellement la réalité de la violence interne de ce parti. Face aux défis posés à la planète, à l’inquiétude citoyenne devant les scores du Front National, à la nécessité de rebâtir une espérance sociale sur des bases nouvelles, les Verts se cantonnent au rôle de minoritaires agités qui ne défendent plus un projet ni une vision politique, mais uniquement leur capacité à négocier des postes pour des candidats qui ne sont sélectionnés que sur la base de leur appartenance à tel ou tel courant.

Au lieu de marcher vers la 6e République, c’est un retour au pire de la 4e.

Dérives antidémocratiques, confiscation du pouvoir par un quarteron d’apparatchiks, répartition des postes au gré des liens de vassalité, méthodes d’intimidation contre ceux qui souhaitent conserver leur liberté de parole, attaques ad hominem, calomnie et fausses rumeurs tiennent trop souvent lieu d’arguments politiques.

Les idéaux originels de la « politique autrement » portés par les Verts se sont transformés en politique du n’importe comment. Je ne me retire pas de la vie politique, ni ne renonce à mon espoir en l’écologie, mais cet espoir ne peut plus être incarné par les Verts.


Aurélie Filippetti

Conseillère du 5e arrondissement de Paris (tête de liste en 2001 : 13,75%) Candidate aux législatives dans la 2e circonscription de Paris (5e et 6e arrt) en 2002 (6,6%) Ex-porte-parole des Verts-Paris (2003) – Membre fondatrice de la Convention pour la 6e République Auteur des Derniers Jours de la classe ouvrière, 2003, et de Un homme dans la poche, 2006 (Stock)


Le blog d’Aurélie Filippetti

  1. One Response to “AURELIE FILIPPETTI : Pourquoi je quitte les verts : Dérives antidémocratiques, confiscation du pouvoir par un quarteron d’apparatchiks, répartition des postes au gré des liens de vassalité, méthodes d’intimidation contre ceux qui souhaitent conserver leur liberté de parole, attaques ad hominem, calomnie et fausses rumeurs tiennent trop souvent lieu d’arguments politiques.”

  2. By Hilote on Oct 30, 2006

    Comment surnomme-t-on les Verts?
    Les pastèques car ils sont verts dehors et rouge dedans.
    Le drame des verts c’est qu’au fil des ans ils se sont fait coloniser par des extrêmistes de gauche et en ont adopté l’attitude rigide caractéristique.

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